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Les névrites post-chirurgicales. Dossier.

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Article remis à jour le 27/05/2021.

Les névrites post chirurgicales sont un des points les plus importants de la chirurgie buccale.

Quel est le protocole à suivre au cas où un praticien pense avoir plus ou moins traumatisé un tronc nerveux important au cours d’une intervention chirurgicale?

Voilà bientôt 6 ans que j’écris sur ce blog et j’apprends encore beaucoup! Il y a donc des choses que j’ai dites et avec lesquelles je ne suis plus tout à fait d’accord. Je me dois donc, en toute honnêteté, de le faire savoir!

Ayant eu une formation chirurgicale très rigoureuse, grâce à mes maîtres, ma technique d’extraction des dents par fragmentation, et en sortant chaque morceau dans la direction où il n’accroche rien, a fait que j’ai exercé la chirurgie buccale pendant 40 ans, sans avoir jamais lésé un nerf! en tout cas pas à ma connaissance, et je n’ai eu ni plainte, ni procès, malgré les plus de 200.000 dents que j ‘ai extrait.
Il faut aussi arrêter avec cette hypertrophie de l’ego qui fait que l’on ne doit laisser aucune racine, et tout sortir coûte que coûte. Le challenge pour un chirurgien n’est pas de récolter de trophées, mais de nuire le moins possible à ses patients.

Je ne parlerai pas ici de la chirurgie maxillo-faciale, grande pourvoyeuse en névrites post-chirurgicales.

J’ai aussi toujours préféré l’anesthésie locale à l’anesthésie générale, et toujours préféré extraire les dents de sagesse 2 par 2 côté par côté, sur un patient conscient sur lequel on ne peut pas faire n’importe quoi!!!

Je me rends (enfin!) compte que j’ai eu la chance (ou le mérite?) de vivre un exercice professionnel idéal, entouré des meilleurs, ou tout était « pour le mieux dans le meilleur des mondes! »

Pourvu que j’ai su transmettre à mes élèves ce précieux savoir qui m’a été donné!…à eux de le dire…

J’ai donc considéré, lors de mon départ à la retraite, que les alvéolites n’existaient plus, que les névrites post chirurgicales étaient un mythe!!! et que les communications bucco-sinusiennes n’était qu’une simple avatar de notre exercice chirurgical!

Eh! bien non! mes 6 années de blog, mes 4 millions de pages lues et 75.000 commentaires et emails, me prouvent bien le contraire!

L’utilisation à tout va et n’importe comment du laser, à une température de 2000° n’est certainement pas anodine.

Et les « sinus lift » certainement encore moins!!!

De plus, tout le monde et n’importe qui, se met à faire des implants, n’importe comment, parfois même avec une simple radio panoramique.

L’amélioration des techniques d’imagerie médicale a enrichi mes connaissances en anatomie, et j’ai pu confirmer, ce dont je me doutais déjà, que le canal mandibulaire est souvent double voire triple, et qu’il suffit de toucher ou de comprimer un embranchement, même mineur, pour déclencher des névrites.

J’ai donc décidé de ne plus faire l’autruche, de voir les choses en face, et d’essayer d’améliorer la situation au lieu de la nier.

A ce propos, je conseille vivement aux professionnels de s’informer auprès du blog « si-hippocrate-savait.com ».

Voila pour le côté négatif! Mais ma nature optimiste me pousse maintenant à essayer de positiver en réfléchissant à ce qu’il faudrait faire pour améliorer la situation au lieu de culpabiliser  la profession.

Pour moi, comme toujours, c’est d’abord et avant tout une question de PRÉVENTION.

La principale des préventions est de faire des dépistages chez les adolescents pour établir si les germes de dents de sagesse sont bien orientés et s’ils ont la place pour évoluer. Extraire un germe dont les racines ne sont pas calcifiées ne présente aucun danger pour aucun nerf. C’est sans doute parce que j’ai pratiqué un nombre incalculable de germectomies que je n’ai pas eu d’accidents.
Et si on raté le coche et que la dent est incluse, il faut l’extraire le plus rapidement possible. Plus on attend et plus on prend de risques car la racine et l’os se calcifient de plus en plus avec l’âge.

Quel sont les obstacles anatomiques?

A la Mandibule.

Nous allons reprendre une vieille habitude, et nous allons commencer par rappeler l’anatomie de la mandibule et de ses nerfs.

Anatomie d'os mandibulaire
Anatomie de l’os mandibulaire

Voyons comment est innervée la mandibule: Toutes les branches sont issues du trijumeau et sont exclusivement sensitives.

innervation-de-la-mandibule-leger2

1- nerf auriculo-temporal
2- nerf mandibulaire
3- nerf lingual
4- corde du tympan
5- foramen mandibulaire
6- épine de Spyx
7- trou mentonnier
8-9- nerf mentonnier et ramifications
10- ganglion de Gasser
11- nerf buccal

Attirons l’attention sur un certain nombre de points de la figure ci dessus:

a)Vue du coté gauche de la face externe de la mandibule:
– en n° 2 le nerf dentaire inférieur a changé de nom, il s’appelle désormais « nerf mandibulaire », il entre dans l’os au foramen mandibulaire(5), passe dans le canal mandibulaire, et en sort au trou mentonnier (7 et 8) où il prend le nom de nerf mentonnier(9) et se subdivise.
b) Vue de la face interne du côté droit de la mandibule (côté gauche sectionné et retiré):
– en n° 3 le nerf lingual chemine hors de l’os, dans l’épaisseur de la muqueuse, en lingual des dents et se ramifie plus tôt que sur ce dessin. Il innerve une grande partie de la langue.

Il en résulte, que les trois nerfs qui nous concernent le plus sont: le nerf mandibulaire, le nerf lingual et et le nerf mentonnier, qui sont tous issus du nerf trijumeau (voir ICI). Le trijumeau est un nerf exclusivement sensitif.

Le nerf mandibulaire, (anciennement « nerf dentaire inférieur » nouvellement « nerf alvéolaire inférieur).
C’est un nerf assez gros qui chemine dans un tunnel osseux en dessous des prémolaires et molaires inférieures. Tout ce qu’on fait sur ces dents est susceptible d’avoir une incidence sur le nerf mandibulaire. Il envoie des ramifications pour innerver chaque dent et passe très près des racines des dents de sagesse.
Sur les clichés panoramiques, le canal mandibulaire est visible et on peut déjà évaluer le risque d’une intervention sur une dent de sagesse par exemple.
Voici une radiographie panoramique intéressante:

Canal mandibulaire bien visible, bas dans l'os mandibulaire, loin des racines dentaires.
Canal mandibulaire bien visible, bas dans l’os mandibulaire, loin des racines dentaires.

Une dent de sagesse, incluse ou pas, peut être très proche du nerf mandibulaire.

Là le canal passe au ras des racines, mais l'extraction de la dent de sagesse n'endomagera pas le nerf.
Là, le canal passe au ras des racines de la dent de sagesse , mais l’extraction de la dent  n’endommagera pas le nerf.

A ce niveau, la mandibule est épaisse, et le canal mandibulaire peut être en avant, en arrière ou sur le nerf mandibulaire.
Sur un cliché panoramique le cliché et en dehors de la mandibule, donc en vestibulaire des dents: ce qui apparaît comme plus proche du film est donc vestibulaire.

Sur ce cliché panoramique, les racines de 38 sont plus nettes que le canal mandibulaire, elles sont donc plus vestibuaires
Sur ce cliché panoramique, (vestibulaire) les racines de 38 sont plus nettes que le canal mandibulaire, elles sont donc plus vestibulaires et le canal passe en lingual (doctissimo).

Sur un cliché rétroalvéolaire, le film est en lingual: ce qui apparaît plus net est donc lingual.

La racine de cette 38, est plus nette que le canal madibulaire sur ce cliché rétroalvéolaire: elle est donc liguale par rapport au canal (eugenol.com)
La racine de cette 38, est plus nette que le canal madibulaire sur ce cliché rétroalvéolaire (lingual): elle est donc linguale par rapport au canal (eugenol.com)
Sur ce cliché retraalvéolaire, la 48 est au même plan que le canal mandibulaire, le longe mais ne le pénêtre pas (otro-lanion.fr)
Sur ce cliché rétroalvéolaire, la 48 est au même plan que le canal mandibulaire, le longe mais ne le pénêtre pas (otro-lanion.fr)

En cas de doute, il faut faire un scanner. La lecture du scanner est beaucoup plus compliquée et fera l’objet d’un article séparé car il faut trouver des clichés dont je ne dispose pas actuellement.
Le seul moyen de protéger le nerf mandibulaire est de bien analyser les clichés avant l’intervention pour bien situer sa position par rapport à la dent à extraire. En cas de doute, il faut fractionner la dent et séparer les racines, puis les sortir une par une dans la direction qui aura été établie avec les clichés radiographiques.

Le nerf mentonnier.
Il est la continuation du nerf mandibulaire après sa sortie au trou mentonnier. Il y a un gros paquet vasculo-nerveux qui sort à ce niveau et qui est très vulnérable: le meilleur moyen de ne pas le léser est de le mettre à nu, de le visualiser et de bien montrer à l’aide opératoire où il se trouve pour ne pas le déchirer avec l’écarteur. Il est plus facile à éviter car visible et il existe des écarteurs spéciaux pour le protéger.

Le nerf lingual.
Il chemine dans l’épaisseur de la muqueuse linguale, il est donc contre-indiqué de faire des traits de décharge verticaux en lingual des dents inférieures. Chaque fois que ce sera possible, on optera pour un lambeau à décollement cervical sans trait de décharge vertical. En cas de nécessité le trait de décharge sera déporté le plus en avant possible, là où le nerf est déjà ramifié en plusieurs branches.
Lorsqu’une dent de sagesse inférieure se trouve en position linguale, on fait une incision le long de la crête et on décolle avec le périoste en lingual de façon à récliner le nerf avec la muqueuse. On le protège ensuite avec un écarteur lame type Sorensen.

Ecarteur de Sorensen (medicalexpo.fr).
Ecarteur de Sorensen (medicalexpo.fr).

Innervation de la langue.

Nerfs moteurs:
Tous les muscles de la langue sont innervés par le Grand Hypoglosse (XII) sauf le palato-glosse innervé par la partie vagale du plexus pharyngien (IX Glossopharyngien).

Nerfs sensitifs:
La partie postérieure de la langue, et l’épiglotte sont innervées par une branche du pneumogastrique (X) le nerf pharyngé supérieur.
La base de la langue est innervée par le pneumogastrique (X).
Le plus grande partie est innervée par le lingual, branche du mandibulaire issu du trijumeau (V).

Nerfs sensoriels (goût):
Innervation par le Glossopharyngien (IX) et la corde du tympan, branche du facial (VII).

Au maxillaire supérieur.

L’os maxillaire supérieur forme les fosses nasales avec l‘os nasal de chaque côté et participe à une partie de l’orbite. Les parties latérales sont soudées aux os zygomatiques (ou os malaires) qui forment les pommettes. La partie interne participe aux fosses nasales. La partie inférieure porte les dents et forme la voûte palatine. L’os vomer, os impair participe à la partie postérieure de la cloison nasale et s’articule sur le palais

OS MAXILLAIRE GAUCHE VU DE PROFIL ISOLE DES AUTRES OS DE LA FACE (photo cosmovision.com)

1 suture avec l’os frontal
2 échancrure des fosses nasales
3 partie de l’orbite
6 trou sous orbitaire
7 suture avec l’os zygomatique

Au centre de l’arcade dentaire, l’os maxillaire et le vomer forment la voûte palatine, c’est à dire le palais.

En arrière, l’arcade se termine de chaque côté par les tubérosités. En arrière des tubérosités se trouve la fosse ptérygomaxillaire.

Le maxillaire supérieur est un os spongieux, léger, aéré puisqu’il est creusé par le sinus maxillaire, et participe aux fosses nasales et à l’orbite. Il laisse le passage du nerf sous-orbitaire, par le trou du même nom. Il est donc particulièrement perméable.

Les points de sortie des nerfs sont bien indiqué dans ce schéma:

Comment éviter las accidents?

  •   En établissant un diagnostic juste.
  • En connaissant parfaitement l’anatomie des nerfs qui nous concernent, et en protégeant ceux qui sont  superficiels (lingual) avec des lames métalliques, tout en évitant de les léser avec les écarteurs.
  •  En disposant de toute l’imagerie médicale, tridimensionnelle, n’en déplaise à la Sécurité Sociale.
  •  En n’extrayant AUCUNE dent sans une radiographie préalable.
  •  En ne cédant jamais à la pression des patients et en n’opérant aucun acte chirurgical, quel qu’il soit, à la va vite, en urgence, et sans préparation.
  • En ne dépassant jamais ses propres capacités physiques et nerveuses, et n’opérant pas à 9 h du soir « pour être tranquille ».
  • En étant assisté d’un personnel compétent et pas surmené et en respectant un horaire strict et en n’ayant pas une salle d’attente pleine.
  • En ayant une vraie formation chirurgicale et respectant des protocoles strictes qui ne peuvent pas être transgressés.
  •  En n’utilisant pas toujours la voie d’accès la plus rapide, mais la plus sûre,
  •  En ne posant jamais d’implants sans une imagerie tridimensionnelle, et en procédant à des contrôles radiographiques per-opératoires,
  •  En utilisant des localisateurs d’apex pour éviter les dépassements de pâte obturatrice lors des traitements endodontiques,
  • En dévissant toujours un implant d’un 1/4 ou d’un 1/2 tour à la moindre douleur de type « névritique », et en évitant les tronculaires pour la pose d’implants mandibulaires postérieurs.
  •  En ayant une vraie relation avec le patient pour obtenir sa participation et en ne choisissant pas systématiquement l’anesthésie générale. Alors que tous les anesthésistes essaient d’utiliser de plus en plus les anesthésies locales et régionales, les odonto-stomatologistes, par facilité, font tout sous anesthésie générale. Travailler sur un patient conscient oblige à le respecter, et j’ai suffisamment fréquenté les « salles d’op » pour savoir le relâchement qui s’opère aussitôt que le patient est endormi! Un patient sort enrichi d’une expérience sous anesthésie locale, comme d’une épreuve initiatique. Il reste en possession de son corps et ne l’abandonne pas à autrui.
  •  En déléguant à un spécialiste, chaque fois qu’on pense être à la limite de ses compétences.
  •  En fréquentant des services hospitaliers où on peut apprendre et avoir une formation continue.

Et malgré toutes les précautions, un accident est toujours possible. L’occulter ou le nier ne fait qu’aggraver les séquelles possibles, fautes d’avoir réagi rapidement.

Que faire en cas de soupçon de lésion d’un tronc nerveux?

En per-opératoire:

– La technique de la coronectomie doit trouver sa place dans l’exercice de la chirurgie buccale. J’y consacrerai un article.
– Laisser la racine qui touche le nerf: elle s’éloignera d’elle même avec le temps, et permettra à posteriori une deuxième intervention non traumatisante.
– Si la racine laissée s’infecte, l’infection élargit l’os autour et facilite sa sortie.
– Arrêter le forage s’il s’agit de la pose d’un implant, et refermer sans rien mettre de compressif dans le puits de forage.
– Comme je l’ai dit, remonter l’implant en le dévissant un peu.

Immédiatement en post-opératoire:

  •   Antibiotiques : amoxicilline par voie générale, si le patient n’est pas allergique, sinon LA Pyostacine.
  •   Antalgiques : de niveau 1 ou 2 selon l’intensité de la douleur.
  •  Corticoïdes : prednisolone à 40mg/24h pendant 10 à 20 jours. Donnés de façon précoce, ils agissent sur la compression, l’ischémie et le processus inflammatoire.
  •   Injections de corticoïdes « in situ » c’est à dire dans le champs opératoire.
  • Complexe vitaminique : B1, B6, B12 et  C pendant 6 semaines pour accélérer la régénérescence nerveuse.
  •  Vasodilatateurs : pour diminuer l’ischémie.

A court terme:

  • Une chirurgie de décompression pour les implants et les dépassements endodontiques.
  • Une chirurgie réparatrice pour les sections totales peut être tentée rapidement avant que la dégénérescence n’ait commencé.
  • Se méfier des chirurgies abusives qui aggravent les douleurs au lieu de les soulager.

A plus long terme:

  • Traitements médicamenteux. Dans les cas rebelles prescription d’anti épileptiques et antidépresseurs. En ce qui me concerne je ne suis pas vraiment pour, mais dans le cas de grande souffrance du patient on n’a pas trop le choix: TEGRETOL (Carbamazépine) antiépileptique , EFFEXOR (Venlafaxine) antidépresseur, les anti-inflammatoires, la Vitamine C pour ses propriétés anti-inflammatoires et surtout une synergie entre plusieurs médicaments qu’il va falloir trouver par tâtonnements.
  • Une étude en cours semble prometteuse sur l’utilisation de la Mésothérapie.
  • L’ostéopathie peut aussi apporter une aide non négligeable.

Il faut aussi que les patients soient accompagnés psychologiquement et qu’ils soient écoutés et pas rejetés car trop dérangeants!

Un dernier petit détail « bassement matériel »: les praticiens doivent vérifier leurs assurances (en particulier pour les implants) et ne pas hésiter à faire de déclaration en cas de nécessité. Quant aux patients ils doivent exiger une déclaration de leur praticien lorsque survient un accident.

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Albert HAUTEVILLE Né le 17 Octobre 1935 au Caire en Egypte. - 1949/1955 Etudes de la 4ième à la terminale au LYCEE BUFFON PARIS. - Baccalauréat 1ière Série Moderne M’. - Terminale Sciences Expérimentales. - 1955 PCB 4Certificats : Physique, Chimie, Biologie animale et Biologie végétale. - 1960 DIPLOME CHIRURGIEN DENTISTE Faculté de médecine de Paris + cursus libre Externat Médecine 2 ans. - 1960 à 1962 Service militaire : Ecole d’Officiers de Reserve et Exercice professionnel hospitalier (Hôpital Hyacinthe Vincent à Dijon) - 1960 Exercice privé à Dugny - 1964 à 1981 Exercice privé à Tremblay en France - 1966 à 1973 Attaché de consultation Hôpital Ste. Anne à Paris - 1966 à 1976 Formation en Sophrologie - 1967 Diplôme Implants Aiguilles - 1969 Certificat d’Enseignement Supérieur en Parodontologie - 1973 Création d’un Service de Parodontologie à l’Institut Eastman à Paris - 1973 à 1983 Formation en Occlusodontie en particulier avec les professeurs JANKELSON et RAMFJORD - 1974 Doctorat en Chirurgie Dentaire - 1974 Doctorat en Sciences Odontologiques - 1975 Nommé Expert auprès de la Sécurité Sociale - 1976 à 1984 Assistant à la Faculté de Paris V René Descartes Odontologiste Assistant des Hôpitaux de Paris - 1976 Chargé de cours au Diplôme Universitaire d’Implantologie Paris V - 1978 Diplôme Universitaire en Chirurgie Buccale Paris V - 1979 Diplôme d’Etudes et de Recherches en Odontologie, Paris V - 1981 Exercice en Cabinet privé à Paris 17ième - 1983 Publication du livre Manuel de Chirurgie Buccale Ed. Prélat - 1994 Exercice en Cabinet privé à Paris 8ième - 1996 Diplôme Universitaire Parodontologie Paris VII - 2001 Départ à la retraite - 2011 Création du blog Conseil Dentaire Dr. Hauteville 5.000 pages lues par jour avec un maximum à 7.000 Publication du Dictionnaire Lexique Dentaire Illustré Publication de Petit Atlas d’Anatomie Dentaire Publication du Petit Atlas de Dermatologie Buccale - 2019 Auteur du Etude sur la vie du Prophète Moïse intitulée Moïse et Toutankhamon. A fait 18 ans de psychanalyse personnelle et des formations en hypnose, sophrologie, training autogène, Gestalt-thérapie, bio-energie, sexologie, et dynamique de groupe. Son fils Jean Philippe Hauteville, Prothésiste Conseil, apporte sa collaboration à la réalisation de ce blog, au niveau de tout ce qui concerne la prothèse dentaire. Le Dr. Hauteville, retraité depuis 2001 souhaite mettre ses connaissances et son expérience à la disposition de tous ceux qui le désirent, professionnels ou grand public, et répondre aux questions que voudront poser les lecteurs directement sur le blog. Publier des articles, regroupant les réponses aux interrogations des patients durant 40 ans, et des cours pour les étudiants en odontologie rendus accessibles à tous.

25 COMMENTS

  1. Certes, les professionnels doivent respecter toutes les prescriptions de bon sens ce que vous écrivez ! Ce qui n’empêche pas les patients de devoir être précautionneux, exigeants en se documentant notamment en amont de tout acte important (extraction, pose d’implants) en questionnant leur médecin sur les choix possibles. Avant de me faire poser mes trois implants, j’ai pris la peine de me documenter et d’aller consulter plusieurs spécialistes, ce qui m’a pris du temps, de l’énergie, mais à la lecture de cette rubrique, je me réjouis d’avoir « perdu » ce temps qui m’a peut être évité toutes ces incroyables complications…Bien à vous docteur et merci de nous éclairer de la sorte.

  2. Juste merci Docteur d’avoir eu l’honnêteté intellectuelle d’avoir pris en compte le retour patient.
    « Si vos collègues suivaient »
    Bien cordialement

  3. un soutient entier à ces 2 règles : oui, il est préférable de couper la dent à extraire et économiser le tissu osseux, chaque fragment osseux devant être retiré dans leur axe.
    Oui, ne pas aller chercher à tout prix des apex inatteignables sans prendre de risque. Mais en avertir le Patient.
    Et, un vrai bilan Radiologique est obligatoire avec des radiographies de bonnes qualités.
    Pour ce qui est de la Mésothérapie, oui, les études sont en cours, reprenant parfois, après l’essaie d’injection de corticoïdes in situ (faites par exemple par Mr le Dr Szpirglas, dans les consultations Médicales du Service de Stomatologie et Chirurgie Maxillo-Faciale de la Salpêtrière) après de nombreux essaies. Mon protocole contient en effet de la Vitamine C pour son action anti-oxydante, et des régulateurs de l’activité nerveuse employés dans les troubles Neuropathiques
    Bien cordialement. Dr B Pihouée

    • En réponse au Dr Pihoué, nous sommes de nombreux patients à communiquer sur nos expériences personnelles. Je « voyage » beaucoup sur les groupes américains également, et n’ai, à ce jour, pas encore eu l’opportunité de lire d’heureux résultats grace à la mésothérapie sur les neuropathies iatrogènes du trijumeau (bien que j’ai trouvé des témoignages positifs pour la mésothérapie sur névralgie du trijumeau). Pour ma part, je me suis même rendue dans une clinique « environnementale » ( choisissant comme vous des méthodes les plus naturelles possibles) en Nouvelle Zélande. J’ai eu des IV de vitamine C à très haute dose, j’y ai vu des patients en phase terminale de cancer, souffrir de neuropathies post chimiothérapie subir le même traitement, sortir en ne présentant plus de douleurs neuropathiques. Ces IV n’ont été d’aucun effet sur ma neuropathie. J’attribue cela à la décharge permanente de nocicepteurs liée a ces éphapses (mauvaises reconnections des différentes fibres), la constance de cascade nociceptive rend les techniques plus naturelles peu ou pas effectives. Peut être disposez vous, grâce à un protocole spécifique, des statistiques plus encourageantes pour nous, qui souffrons vraiment beaucoup (et on nous annonce une irréversibilité systématique, nous sommes donc très, ….très ouverts à tenter des techniques qui pourraient nous soulager). Un grand merci d’avance de partager vos stats! Nous sommes un réseau de patients souffrants de cette neuropathies, et les techniques qui pourraient nous soulager, ainsi que les médecins nous réservant une écoute et une empathie réconfortantes, sont des adresses que nous partageons naturellement. Un grand merci pour votre participation, et votre implication à prendre en considération notre souffrance

      • En ce qui me concerne, les portes de mon blog vous sont largement ouvertes, avec une moyenne se 6000 pages lues par jour, ce qui draine un large public!

        • Un grand merci a vous, Pr Hauteville, pour votre accueil et votre aide. Il est très réconfortant pour nous, patients, de savoir que l’information circule…et vous aidez grandement par cet article. En souhaitant que toutes ces pages lues permettent de prendre conscience que cette souffrance est évitable…et pour utiliser la phrase consacrée…grace aux données acquises de la science….a ce jour, la prevention est le seul remède.
          Pour reprendre vos mots dans un autre commentaire, s’inspirer de la médecine chinoise…la prevention!!!
          Encore merci

      • Bonjour,
        Merci de votre réponse et de vos expériences. Effectivement, les troubles Neuropathiques sont largement sous-estimé et perturbe la vie quotidienne d’un grand nombre de personnes.
        Pour ma part, je suis à la fois : Stomatologue ET Mésothérapeute, association de diplômes malheureusement très rare en France. Mais cela m’as permis d’imaginer traiter nombre de pathologies Faciales à partir des moyens offerts par la Mésothérapie avec l’aide du Dr Denis LAURENS, Directeur du Diplôme de Mésothérapie à la Pitié-Salpêtrière.
        En effet, pour les Névralgies Faciales, il y a eut des essais positifs, notamment par un Mésothérapeute français des DOM – TOM, publié récemment dans la Revue de Mésothérapie. Mais cela reste encore peu connue.
        Pour les troubles Neuropathiques de la Face, j’applique le protocole suivant : Vitamine C + Tiapridal + Terbutaline, en sous-muqueux, très superficiel dans les zones touchées.
        La topographie de ces zones est à délimiter avec beaucoup de précision.
        A ce jour, j’arrive à 80% de bon à très bon résultats, obtenus rapidement.

        Mais reste les 20% en « Echec » pour lesquels je pense qu’il s’agit de lésions trop importantes des fibres nerveuses, et je n’ai pas, à ce jour, de solutions pour ces 20% restant.
        Bien que je reste en contact avec un Professeur Universitaire pour faire part des heureux succès obtenus, je suis surpris par la lourdeur administrative et la tiédeur de ces « Grands Patrons » qui restent intéressés mais ne font pas grand chose, en pratique, pour répandre cette technique dont le succès parfois spectaculaire amène certains de mes Patients à se porter volontaire pour expliquer ce qu’ils ont vécues et comment leur guérison à été obtenue. (Le Mari d’une de mes Patientes m’a filmé pendant que j’effectuais ce soin sur son épouse mais n’as pas diffusé sa vidéo ! )
        Je continue donc ce traitement compte – tenue des bons résultats sur un nombre important de Patients mais la diffusion de cette technique se heurte à une inertie « Universitaire » ou « jalousie ! 🙂 peut-être,
        En vous remerciant de votre intérêt, bien cordialement – Dr B. Pihouée

  4. Merci Dr Hauteville. Même en deux ou trois semaines depuis la publication de cet article et le moment où je vous écris avez peut-être évité une ou plusieurs victimes supplémentaires! Voilà, entre autre, à quoi doit servir un tel site et un retour d’expérience telle que la vôtre, à prévenir, plutôt que de guérir, surtout que de ces névrites, selon le degré de lésion du nerf, on en guérit….ou pas!
    Merci car vous n’êtes pas lu que par des patients angoissés, mais également par des praticiens trop sûrs d’eux, qui pour beaucoup ont besoin d’être informés car il est désolant de constater que beaucoup n’ont notion ni de la gravité potentielle de la pathologie qu’ils engendrent, ni de son mécanisme, et encore moins de son caractère irréversible. Ils n’ont pas idée. D’ailleurs, qui en réalité, a part quelqu’un le vivant, peut avoir idée du caractère polymorphe (brulures, coups de poings, décharges électriques, tension, picotements etc…) et intense que constitue cette douleur?, Le tout combiné à un traitement lourd de conséquences et d’effets secondaires, et qui ne soulage, que peu. Je ne parle même pas des conséquences morales, professionnelles et sociales.

    C’est un patient neuropathique qui vous en parle, quelqu’un dont la vie a basculé dans cette horreur de la douleur quotidienne et persistante. Cela s’est passé dans un cabinet huppé d’une banlieue chic de Paris, il y a maintenant un an, entre les mains d’un stomatologue trop sûr de lui (27 ans de pratique) et ayant extrait une dent de sagesse incluse trop près du nerf (ce que d’autres n’auraient pas fait, selon leurs dires). Une dent, qui ne le gênait pas et ne lui faisait pas mal. Bel exemple d’évaluation du bénéfice/risque n’est-ce pas?
    Non, en effet, mélange d’expérience trop positive (ça ne lui serait jamais arrivé auparavant, et on peut le croire) d’ignorances en la matière (aussi incroyable que cela puisse paraitre) et le tout renforcé par des croyances d’une autre époque, où l’accent mis aussi bien que les connaissances sur le sujet n’étaient probablement pas ce qu’elles sont aujourd’hui, du moins, pas ce qu’elles sont du tout du côté de la neurologie.
    Bonne continuation, Dr Hauteville, dans votre démarche de conseils utiles et objectifs, qui serviront, j’en suis sûr, tant à contribuer à améliorer la pratique des praticiens que le bien être des patients.
    Bien cordialement,

    • A 65 ans, quand l’ai pris ma retraite, cela a été pour moi un grand soulagement, car mon exercice était lourd, j’avais la charge de faire tous ce que les autres ne voulaient pas faire! Tous les matins, je me disais: c’est peut être aujourd’hui que je vais avoir un accident. Je me suis usé à lutter jour par jour pour passer au travers; et il semble que j’ai franchi mes 40 années d’exercice en passant au travers de ce fléau, en tout cas personne n’a rien réclamé jusqu’à ce jour!…
      La retraite a été pour moi un paradis, soulagé de ce fardeau, mais après une dizaine d’années d’euphorie, je me suis réveillé un matin en me disant « et maintenant, tout ce que j’ai appris en une vie va être perdu? »
      J’ai donc pris la décision de créer ce blog pour vider ma mémoire et la transcrire pour qu’elle puisse servir à d’autres…je pensais donner! Mais en réalité je reçois au moins autant sinon pmis que ce que je donne. J’ai encore appris et j’ai encore enrichi mon savoir!
      Mes 20 dernières années ont été entouré et parmis les meilleurs et fini par croire que c’était partout comme celà: plus d’alvéolites, jamais un nerf touché sérieusement, tous les sinus refermé consciencieusement, tous les implants à leur place, …etc…tout était parfait!
      Mais NON! ce n’est pas comme cela que ça se passe! il faut ouvrir les yeux.
      Je me suis donc dis qu’il fallait essayer de comprendre POURQUOI je n’avais pas eu s’accident, peut être que cela peut servir aux autres….

  5. Cher Docteur Hauteville,
    Il y a je le pense surement un lien direct entre cette crainte légitime que vous avez pu avoir toute votre carrière qu’il arrive quelque chose et le fait qu’il ne vous soit jamais rien arrivé. C’est tout à votre honneur. Prudence est mère de sûreté comme on dit !
    Ces retours d’expérience, de longue expérience sans accidents relèvent-elles de la conscience et de la prudence, ou juste de la chance ? Je crois qu’au contraire c’est bien encore la preuve que l’aléa chirurgical (qu’on ne peut que permettre et accepter comme tel, il ne s’agit pas de faire travailler les praticiens dans l’angoisse, ce serait contre-productif) n’a dans la majorité des cas rien à faire dans ces cas de névrites opératoires, mais qu’on les doit le plus souvent à une sous-estimation et même à une totale méconnaissance et inconscience des risques et de leurs conséquences. On les doit souvent à des erreurs de pratique, à des négligences, à de mauvais choix qui pourraient, dans leurs grandes majorités, être évitées. Alors oui, informons, prévenons, des praticiens qui en ont bien besoin. Ce ne sera jamais trop. La prévention pour éviter des dommages graves et irréparables n’est jamais trop, que ce soit sur la route, dans le milieu industriel ou médical. La prévention n’évite que des drames et n’est jamais excessive.
    Cordialement,

    Jean-Michel Hébert

    • Comme vous pouvez le constater tout au long de ces pages, la prévention est mon obsession:
      j’ai entendu dire, que dans la médecine chinoise antique, le patient payait son médecin tant qu’il était en bonne santé, et arrêtait de le payer quand il était malade
      on pourrit proposer ce système à la sécurité sociale?
      Par exemple, pour avoir droit aux prestations sociales, les patients seraient dans l’obligation de faire un contrôle tous les 6 mois, comme pour les allocations grossesse…
      En tous cas en ce qui concerne les dents, cela éviterait que les patients attendent d’avoir mal pour consulter; lorsqu’on commence à avoir mal, il est déjà presque toujours trop tard!!!

  6. Monsieur,
    Les lésions du nerf mandibulaire ne sont pas quelque chose d’anodin. C’est très compliqué à vivre car on ressent beaucoup de gêne. Aussi les dents s’entartrent en permanence, j’ai un très mauvais goût dans la bouche, des inflammations des gencives et le dentiste m’a dit que j’allais perdre mes dents (très prochainement) car j’ai une parodontie sévère. Les dents se déchaussent. J’ai également beaucoup de troubles trophiques càd des plaies et ulcères dans la bouche en plus des morsures très fréquentes (on ne sent pas bien et de se fait on se mors les lèvres ou la langue). J’ai également eu une thrombose (phlébite) progressive de la jugulaire qui a été opérée (diagnostic erroné) et j’ai failli mourir suite à un œdème et une hémorragie.J’ai été réanimée de justesse et j’ai des séquelles intellectuelles et des lésions de la trachée avec des fausses routes et une toux chronique.
    Je crois qu’il faut limiter au maximum les opérations d’avancée mandibulaire ainsi que les extractions dentaires. L’homme chirurgien joue les apprentis sorciers et prend des risques inacceptables car lui ne sait pas comment le patient sera après et le patient non plus n’imagine pas le handicap futur. Il doit y avoir un consentement éclairé dans tout acte médical càd que le médecin doit informer de toutes les complications possibles et faire signer le patient.

  7. Bonjour,
    Je recherche ici ou ailleurs des personnes voulant avec moi faire un collectif pour dénoncer les abus de soins entraînant des lésions des nerfs de la face.
    Il y a obligation d’avoir un consentement éclairé (regarder sur le code déontologique) et dans le cas contraire il faut porter plainte pour arrêter le massacre. Les personnes sont le plus souvent jeune et il est donc impossible de porter plainte pour les parents car c’est trop difficile de reconnaître qu’on est responsable de lésions définitives chez son enfant. De plus les enfants ne savent pas objectiver leur lésion, ils n’ont plus souvenir de leurs sensation avant les appareillages qu’ils ont supporté des années.
    J’attends vos témoignages avec impatience. A plusieurs on est plus fort.
    Merci d’avance.

  8. Bonjour cher maître!
    Que pensez-vous du schéma thérapeutique suivant, trouvé sur le net, et qui semble proposé suite à une étude épidémiologique.
    TRAITEMENT PROPHYLACTIQUE•Si le traumatisme du nerf est suspecté lors de l’intervention •Injection intra-veineuse immédiate de Betnesol 4 mg ou Célestène 4 mg à renouveler 5 minutes plus tard,puis relais par corticoïde per os Cortancyl 5 mg cp à dose dégressive : 40 mg pendant 3 jours, 30 mg pendant 2 jours, 20 mg pendant 2 jours, 10 mg pendant 2 j.
    TRAITEMENT DES LESIONS CONSTITUEES (si consultation tardive) •Vitamines B, Anti-inflammatoires, Corticoïdes, Acupuncture si résultats nuls : ° Electrothérapie. ° En cas d’échec: Carbamazépine(TEGRETOL)
    Clonazépam(RIVOTRIL)
    Gabapentine(NEURONTIN)
    Prégabaline(LYRICA)

    • C’est le schéma classique, on peut y ajouter la mésothérapie que le Dr. Pihouée pratique à la Salpètière.

  9. Bonsoir ,
    Je me permet de vous écrire car je me suis fait opérée mercredi 13 décembre des 2 dents de sagesse inférieures + la 27 dévitalisée.
    Depuis le lendemain de l’opération je ne sens pas le côté gauche menton, dents, lèvre gencives…
    c’est anesthesié, je suis effrayée, que faire ??
    Je sens des picotements par moment…
    merci d’avance.
    Bien cordialement

    • Il y a souvent de petites réactions névritiques sans gravité, après extraction de dents de sagesse inférieures, mais il préférable, à titre préventif, de faire un petit traitement aux corticoïdes. Parlez en à votre praticien.

  10. Je vous remercie pour votre disponibilité et votre retour, je lui en parle demain lors de mon rdv.
    Bien cordialement.

  11. Bonjour,

    Désolée si je n’écrit pas à la bonne rubrique mais je fais profiter les autres de la question tout de même 🙂
    Je me suis faites extraire (suite à une énorme infection après dévitalisation trois mois avant) une prémolaire en bas à gauche. Un implant a été posé dans la foulé. L’opération s’est bien passée. Une petite prothèse provisoire a été placé sur le tout.
    J+3 le léger oedème derrière l’incisive à côté de l’implant a pris du volume au point de devoir enlever la prothèse provisoire car elle m’a fait une coupure. Devant l’implant, la gencive (partie muqueuse qui touche la joue) est très rouge et la douleur générale a pris en intensité au lieu de diminuer.
    J+5 Après deux nuits sans dormir à cause de la douleur, visite chez mon dentiste. Il n’a pas trouvé de ganglions sous la mâchoire et donc m’a dit pas d’infection et m’a laissé repartir. Je suis sous antibiothiques depuis J-2.
    J+6 Encore une nuit sans dormir. Impossible de travailler (et pas d’arrêt étant indépendante) Douleur lancinante et qui pulse, par moments part dans l’oreille. Oedème derrière la dent diminué mais toujours présent sous la langue. Un mieux le matin.
    Pour mon dentiste il n’y a aucun problème. Pour moi si au vu de mon incapacité à dormir/manger/travailler. Auriez-vous une piste s’il vous plait?
    Pour donner une idée de l’intensité: douleur fracture poignet : 6/10 Douleur actuelle ressentie en pic la nuit: 8 à 9.
    Merci beaucoup.

    • Il est préférable de continuer les antibiotiques et demander qu’on vous prescrive un traitement contre la douleur plus efficace que celui qu’on vous a prescrit je suppose. Je pense qu’en associant le paracétamol avec un anti inflammatoire on devrait arriver à vous soulager. Sinon, il faudrait passer à des antidouleur plus forts type Xprim ou tramadol.

    • Il est préférable de continuer les antibiotiques et demander qu’on vous prescrive un traitement contre la douleur plus efficace que celui qu’on vous a prescrit je suppose. Je pense qu’en associant le paracétamol avec un anti inflammatoire on devrait arriver à vous soulager.

      • Merci cher docteur. J’ai continué l’antibiotique et suis allé hier (dimanche) en urgence à Clamart après une nuit compliqué.
        Le dentiste de garde a trouvé une infection de la gencive qu’il a nettoyé et m’a donné de l’elugel. ‘La boule’ à l’arrière des dents m’a t’il expliqué n’est pas grave mais doit faire une grande pression. Ce qui s’est confirmé ce matin car j’ai senti un liquide et goût salé et j’ai eu du sang mélangé à (de la lymphe?) qui s’est écoulé. Depuis la douleuur a très nettement diminuée.
        Au delà du conseil que vous m’avez donné je vous remercie pour ce site très intéressant et qui donne envie de connaître un peu mieux son anatomie bucodentaire 🙂

        • Si vous souhaitez avoir des informations plus précises sur votre bouche, envoyez moi une radio panoramique récente sur « dr.h@conseildentaire.com » je vous ferez une expertise.

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