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La phobie du dentiste

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La phobie du dentiste. J’ai écrit de nombreux article sur ce sujet et j’ai pensé qu’il serait peut être plus facile pour le lecteur de les regrouper pour avoir une vue d’ensemble sur le sujet.

La bouche et la dépression.

La bouche pourrait être considérée comme le reflet de la santé mentale. Mais est-ce la bouche qui agit sur le mental, ou le mental sur la bouche?

Un grand nombre de personnes  ont des problèmes buccaux très difficiles à résoudre qui virent à la dépression.  J’écris cet article pour elles, en espérant que cela les aidera!

Il s’agit de névralgies, d’algies vasculaires, de névrites post-opératoires, de mycoses récidivantes, de lichens plans, de leucokératoses, de reflux gastro-oesophagiens et parfois de problèmes purement dentaires (polycaries, parodontopathies, bruxisme, SADAM , prothèses dentaires …etc…).

Comme je l’ai déjà dit, la bouche est très investie sur le plan psychologique: mais je vais encore le redire, car depuis, j’ai encore avancé et peut être que je ne le redirais pas exactement de la même manière.
La bouche est la porte de la vie. C’est par là que la vie est entrée à la naissance: la première respiration, le premier cri et ensuite la première tétée. Pendant les premiers mois (années?) la bouche reste liée à la mère: sein, biberons, repas. Sans mère, le bébé ne survit pas, il meurt. Imaginez l’angoisse du bébé de perdre sa mère!!!
On peut donc, sans risque de dire une énormité, dire que toute la vie durant, le lien bouche-mère reste gravé dans la mémoire de l’ordinateur-cerveau et est une cible particulière pour les somatisations.

Les personnes fragiles psychologiquement vont donc vivre leur BOUCHE différemment.

Le même thème  revient toujours dans les mails que je reçois , et il y a presque la même phrase: « le médecin me dit que c’est psychologique, que je suis déprimé(e), alors même que c’est ce problème buccal qui me persécute et est la cause de ma dépression ». Ce qui veut dire, en d’autres termes qu’on ne sait plus si c’est la dépression qui est cause du problème ou si c’est le problème buccal non résolu  qui  est cause de la dépression.
Il clair que ce sont les deux: ça fonctionne dans les deux sens et ça s’amplifie.
Une personne fragile va avoir un problème, elle va le capter, se fixer dessus, l’amplifier, et le laisser envahir sa vie, jusqu’à la dépression.
Une personne moins fragile va avoir le même problème, va l’assumer  une fois rassurée, va considérer que c’est transitoire et qu’un peu de temps est nécessaire, et cela désamorcera la pompe à angoisse.

Donc: comment peut-on aider ces personnes fragiles qui n’ont pas su surmonter leur problème et l’ont laissé envahir leur vie?
Je vois trois manières de les aider:
Par une écoute attentive de ce qu’elles disent et il est indispensable évidemment de faire tous les examens nécessaires pour s’assurer qu’il n’existe aucune lésion ou maladie grave, afin de ne pas passer à côté d’une pathologie lourde sous prétexte « que c’est psychologique » et aussi, et surtout, pour  les rassurer.

 En leur expliquant bien que puisqu’il n’y a pas de maladie grave, il ne doit plus y avoir d’angoisse, leur vie n’est pas en jeu! La douleur non accompagnée d’angoisse est beaucoup plus facile à supporter.

Prescrire temporairement pendant 6 à 12 mois des antidépresseurs non hypnotiques comme  l’amitriptine (LAROXYL®) et qui aussi un effet antalgique. Et des  vitamines B1-B6 (qui ne s’appellent pas « vitamines anti-névritiques » par hasard) et de la vitamine C pour son effet anti-inflammatoire.

Il faut dire aussi, à ces personnes en détresse, qu’il n’y a aucune honte à demander de l’aide. Qui n’a jamais eu besoin d’être aidé un jour ou l’autre? Pourquoi ne pas consulter un PSY? On ne sait pas si la dépression vient du problème ou si le problème vient de la dépression, mais de toutes façons, dans les deux cas cela peut les aider.

Les dents du désespoir!

Le nombre de messages, qui sont de véritables SOS, est impressionnant.

Ces personnes se sentent complètement isolées par la « peur, la honte et la culpabilité ».

Elles se sont enfermées, sous prétexte de la peur du dentiste (car c’est bien un prétexte) et laissent une partie importante de leur corps se désagréger sans réagir. Et un jour, elles se réveillent, ayant l’impression d’avoir fait un cauchemar, mais malheureusement ce n’est pas un rêve, c’est la réalité, et comment en sortir? Comment retrouver une vie sociale? Comment séduire avec une denture en ruine?
Les dents, et le sourire sont le symbole de la séduction!
Quel employeur va donner du travail à une personne qui a honte de ses dents et qui les cache?

Cette soi-disant « peur du dentiste », qui va jusqu’à la destruction d’une partie du corps, est en réalité un symptôme grave de dépression. Malheureusement les médecins ne s’en rendent pas toujours compte et ne suivent pas le bon chemin pour aider ces patients.

Il faut surtout saisir le premier appel au secours, car on ne peut les aider que s’ils demandent de l’aide!

Pourquoi la bouche?
Parce que la bouche est le lien avec le sein de la mère!
Parce que c’est par la bouche que l’on parle! (avec la mère).
Parce que c’est avec les dents que l’on mord! (la mère).
Parce que c’est par la bouche que l’on crie sa peur (soi disant du dentiste!).

On peut aussi fumer compulsivement des tonnes de cigarettes, c’est une autre manière de se détruire par la bouche!

On peut encore être boulimique et manger de façon exagérée, ou que des sucreries, c’est aussi une manière de se détruire par la bouche!

On peut être anorexique et se suicider en ne mangeant pas ou en vomissant, par la bouche.

Et l’alcool! il passe bien par la bouche?

Ces patients sont donc de grands dépressifs, et il faut les traiter comme tels. La prescription d’antidépresseurs se justifie pleinement et c’est là que le concours du médecin est nécessaire.

Mais matériellement, en dehors des grands discours, comment les aider?
Il faut les adresser à un stomatologiste, ou dans un service hospitalier de stomatologie, pour faire des extractions multiples, avec régularisation de crêtes et pose de prothèses provisoires.
Malheureusement souvent, dans les centres hospitaliers on ne fait pas de prothèse, il faut donc une coordination avec un dentiste en ville.
Voila la procédure:

1° Consulter un stomatologiste ou un dentiste spécialisé en chirurgie buccale, ou un service hospitalier de stomatologie pour prévoir les extractions sous anesthésie générale.

2° Consulter un dentiste pour qu’il fasse une empreinte avant toute chose pour préparer un appareil provisoire..

3° Apporter l’appareil le jour des extractions pour que le stomatologiste le pose aussitôt au réveil de l’anesthésie

4° Un ou deux jours après, retourner voir le dentiste pour qu’il ajuste l’appareil.

5° Porter l’appareil provisoire pendant 3 à 6 mois.

6° Retourner voir le dentiste pour qu’il prévoit une série de rendez vous pour faire la prothèse définitive.
Nous ne sommes ni des juges ni des gardiens de la morale, nous sommes là pour soigner, et tout le monde à droit à des soins dans la dignité.
Il faut que ces patients comprennent que nous ne sommes pas là pour les juger, nous sommes là pour les soigner.
Tout le monde mérite des soins. La phobie du dentiste est une pathologie comme les autres qui se soigne. Les toxicomanes doivent être soignés. Les suicidaires, les névrosés et les psychotiques aussi.

Les délinquants et les criminels aussi dans les prisons…

Pour lutter contre la douleur, nous disposons de toutes sortes d’anesthésies, qu’avons comme moyens pour lutter contre la peur?

La sophrologie.

On aura beau faire et beau dire, l’arracheur de dents reste ancré dans l’inconscient collectif!

LE MYTHE DE L’ARRACHEUR DE DENTS (photo-depot.com)

La douleur est une émotion, elle est virtuelle, elle n’a pas d’existence physique. Il en est de même pour le plaisir. C’est cette caractéristique en commun qui permet de les confondre dans le sado-masochisme.

La bouche et l’anus sont étroitement intriqués dans les fantasmes sado-masochistes et les mythes de « vagins dentés ». Voyez les sculptures de dévoration, et la fantasmagorie de l’anthropophagie:

La douleur n’est pas une chose insurmontable. Les bourreaux de l’inquisition et de la Gestapo le savaient bien. Ce qui est intolérable c’est l’angoisse qui l’accompagne. La souffrance physique ne suffit pas à faire craquer un individu, il faut l’humilier, le détruire psychologiquement. Si on retire l’angoisse, la douleur en elle même est parfaitement supportable, surtout actuellement avec tous les moyens d’anesthésie dont nous disposons. De plus, la douleur une fois passée ne laisse aucune trace, aucune séquelle, on arrive même à avoir des difficultés à se souvenir comment c’était.

Le principe même de toutes les techniques pour aider les phobiques de la « peur du dentiste » c’est de s’attaquer à l’angoisse. Ne pas mépriser les gens qui ont peur, respecter leur peur. Qui a dit que les héros n’ont pas peur? ils ont peur. La peur est naturelle, elle permet de sécréter de l’adrénaline qui va donner l’énergie et la force de surmonter le combat. C’est la peur qui donne aux animaux l’énergie du combat ou de la fuite: c’est elle qui les sauve. Accepter sa peur et ne pas en avoir honte, c’est désamorcer l’angoisse et la moitié du chemin est déjà faite.
La peur d’avoir peur engendre l’angoisse.
La plupart du temps les phobiques essaient de nous faire peur de leur peur et en quelque sorte de nous la transmettre. Il faut leur montrer qu’il n’en est rien. Prendre en charge la peur du patient avec bienveillance est le premier pas pour l’aider. Attacher les bras du patient au fauteuil comme on l’aurait fait il y a un siècle ne fait qu’aggraver sa peur. S’il s’agite pendant l’intervention il suffit de lui poser doucement la main sur le bras et tranquillement lui transmettre notre sérénité. Lui faire savoir que nous sommes bienveillants à son égard et que nous savons qu’il souffre plus de sa peur que de toute autre chose.

Qu’est-ce que la Sophrologie?

Avant la Sophrologie, il y a eu l’hypnose, dont on ne peut nier l’efficacité, mais qui a plus ou moins été abandonnée en raison de la lourdeur de sa procédure et des difficultés de détachement du transfert de certains patients vis-à-vis du praticien. Elle est à mon sens trop inductive et implique un certain pouvoir de l’hypnotiseur sur l’hypnotisé. Elle présente en outre le danger de déclencher des processus difficilement contrôlables chez certains patients hystériques ou hystéroïdes.
On a donc petit à petit évolué vers des méthodes moins autoritaires, comme le training autogène de Schultz, mais toujours aussi inductives. On suggère au patient des sensations de lourdeur, de chaleur, de vision de couleurs etc…pour le centrer sur son corps.

C’est à CAYCEDO que nous devons le terme de « Sophrologie ». « Sos-Phren-Logos » signifiant étymologiquement « Science de l’esprit harmonieux » (en réalité: sos=science, phren=cerveau, logos=langage). La relaxation dynamique mise au point par Caycedo, emprunte aux techniques orientales certains mouvements et procédures respiratoires. Elle a pour but essentiel la prise de conscience du schéma corporel. La peur de la douleur est avant tout un refus de l’existence du corps, car souffrir c’est sentir son corps. De même qu’avoir du plaisir c’est aussi sentir son corps: bloquer son plaisir sexuel est une autre manière de refuser la présence du corps.

En ce qui me concerne, j’ai été formé à l’hypnose, puis au training autogène, et ensuite à la sophrologie; j’en ai tiré une méthode composite variable en fonction de chaque patient. L’important est de laisser parler le patient et d’écouter ses peurs et ses fantasmes. On le met en position allongée et on l’aide à se détendre et à ressentir les sensations de son corps: sensations de fourmillements des doigts, vision de taches colorées etc. On lui fait faire des exercices respiratoires mobilisant le diaphragme et faisant un véritable massage des viscères, ainsi que du plexus solaire qui est souvent le siège de l’angoisse. C’est un apprentissage du patient qui ne comprend aucune forme d’induction de la part du praticien, et qui demande pas mal de temps, rendant cette méthode difficile à appliquer dans l’exercice quotidien et surtout avec les contraintes imposées par la Sécurité Sociale. C’est donc une méthode à réserver aux patients difficiles non désireux de recourir à l’anesthésie générale.

Pour ma part, la sophrologie m’a surtout aidé dans mon épanouissement personnel, et dans ma relation avec mes patients, je la considère comme une philosophie utile surtout au praticien, pour l’aider à faire face au stress permanent d’une profession compliquée et stressante.
Le patient est le miroir du praticien: si le praticien est calme, le patient le sera!

La pharmacopée actuelle permet d’avoir recours à des prémédications sédatives rapidement éliminées et sans danger. La sophrologie aide surtout le praticien à avoir une autre approche du patient et aide le patient à percevoir le praticien autrement qu’un bourreau. C’est le désamorçage de la relation Sado-Masochiste.

Les progrès de l’anesthésie générale permettent aussi de traiter des patients qui ont des peurs insurmontables,  ou trop de travaux trop longs à faire, mais l’inconvénient est qu’ils ne sortent pas enrichi de leur expérience comme c’est le cas lorsqu’on les aide à aller au delà de leur peur.

Un bon argument, qui m’a toujours réussi à convaincre les patients à ne pas recourir systématiquement à l’anesthésie générale est que d’accepter une certaine douleur, limitée, raisonnable, qui en somme fait partie de la vie puisqu’on ne souffre plus quand on est mort, améliore aussi la capacité à ressentir le plaisir physique que peut nous procurer notre corps.

Accepter son corps, avec les inconvénients que cela implique, augmente l’intensité du plaisir. L’anorgasmie peut être traitée par des méthodes de prise de conscience du schéma corporel tout comme la « peur du dentiste ».

L’avantage des méthodes à approche psychologique du patient, est qu’il ressort grandi de son expérience  puis-qu’ayant outrepassé sa peur, alors que l’anesthésie générale est un renoncement total, un abandon complet de son corps laissé à la disposition d’autrui.

Il existe maintenant une autre alternative à la peur du dentiste qui est l’utilisation de l’analgésie par protoxyde d’azote.

Le MEOPA ou protoxyde d’azote.

Le protoxyde d’azote est aussi appelé « gaz hilarant » pour ses propriétés euphorisantes connues depuis la fin du 18 ième siècle. Ses propriétés anesthésiantes et anxiolytiques ont été découvertes en 1844 par le dentiste WELLS.  Il avait été pratiquement abandonné et lorsque j’ai fait mes études, on ne le citait que pour mémoire. Une étude de 1994 l’a remis au goût du jour et depuis 2001, date de son autorisation de mise sur le marché français, on recommence à l’utiliser pour les soins dentaires chez les patients phobiques et les enfants. Je n’ai donc jamais eu l’occasion de m’en servir et me suis livré à une recherche sur internet pour pouvoir vous en parler, car je pense que ce sujet intéresse de nombreuses personnes.

Sa formule est N²O et il s’utilise mélangé à 50% (molécule pour molécule) avec de l’oxygène, par inhalation (MEOPA= KALINOX ®).

Tous les dentistes n’ont pas le droit d’utiliser le protoxyde d’azote: il faut une formation particulière. Voici ce qu’en dit le Conseil National de l’Ordre des Chirurgiens Dentistes de France:

« Tout chirurgien-dentiste souhaitant obtenir la reconnaissance de l’aptitude à l’utilisation du MEOPA, doit nécessairement communiquer au conseil national de l’Ordre (22 rue Emile Ménier – BP 2016 – 75761 Paris ou courrier@oncd.org) :
– le programme détaillé de la formation « MEOPA » suivie si cette dernière ne figure pas dans la liste des formations reconnues conformes 
– l’attestation de suivi de la formation « MEOPA »
– le justificatif de suivi d’une formation aux gestes d’urgence datant de moins de 5 ans. »

Les bouteilles de MEOPA (KALINOX®) sont blanc et bleu et le gaz contenu est prêt à l'emploi en mélange équimolaire protoxyde d’azote+oxygène (N²O²).

Bouteille de KALINOX® (airliquidesante.fr)
Bouteille de KALINOX® (airliquidesante.fr)

Le cabinet doit être équipé de la trousse d’urgence habituelle et du  matériel de réanimation obligatoires (voir ICI).

Le patient ne doit pas être à jeun.

La présence de deux personnes est obligatoire, mais pas forcément d’un anesthésiste réanimateur. Il s’agit plus d’une analgésie que d’une anesthésie, et une anesthésie locale reste quand même nécessaire, le patient ne perd pas conscience mais se trouve dans un état euphorique et est indifférent aux soins qui lui sont pratiqués. La relation verbale du praticien avec le patient reste indispensable pour rassurer les anxieux et les enfants.
meopa-dentaire.fr                                        Masque nasal (meopa-dentaire.fr)

Un masque nasal est appliqué de façon étanche sur le nez pour laisser la bouche accessible. Le patient respire normalement et deux tubulures assurent l’arrivée et la récupération du gaz pour ne pas polluer l’atmosphère, et ne pas incommoder le personnel soignant.
Une phase d’induction de 3 minutes est nécessaire.

Le patient doit être sous contrôle d’un oxymètre de pouls. Le capteur pince se fixe  à l’index du patient. L’oxymétrie doit être autour de 93.

Oxymètre de pouls digital (equipmedixal.com).
Oxymètre de pouls digital (equipmedical.com).
Capteur digital de l'oxymètre (qhrv.fr)
Capteur digital de l’oxymètre (qhrv.fr)

Wikipedia nous dit:
« Le principe de fonctionnement des oxymètres de pouls ou – saturomètres ou moniteurs de SpO2- repose sur l’absorption différentielle des deux couleurs émises : le rouge et l’infrarouge.
– L’oxyhémoglobine absorbe les infrarouges et laissera donc passer plus de rouge
– La désoxyhémoglobine absorbe plus le rouge et laissera donc passer plus les infrarouges.
La partie qui n’est pas absorbée est recueillie par le capteur et analysée. Cette analyse donnera donc un résultat en fonction des valeurs d’absorption de l’oxyhémoglobine et de la désoxyhémoglobine. La norme générale est SaO2 > 93 % mais dans ce cas précis, elle dépendra surtout de l’état clinique général du patient. Vérifier que l’oxymètre répond à la norme 8061-2-61. En l’absence de norme 8061-2-61, exiger que l’inexactitude soit spécifiée et inférieure à 4% entre 70 et 99% de SpO2 »
(En résumé, pour les non professionnels, l’oxymètre mesure l’oxygénation du sang.)
Lorsque ces appareils n’existaient pas, nous nous guidions par la couleurs des ongles: il fallait qu’ils restent bien rose, dès qu’il viraient au violet, on augmentait la quantité d’oxygène.

Une fois l’analgésie induite, on demande au patient d’ouvrir la bouche et de continuer à respirer par le nez. De temps en temps, il faut le laisser  fermer la bouche et  bien respirer à fond par le nez.

Si le patient a des nausées, il faut interrompre tout le temps qu’il aille mieux. Le rythme respiratoire doit être calme et régulier.

On pratique alors l’anesthésie locale comme d’habitude. Et on procède aux actes nécessaires.

Quand on a terminé, on retire le masque,  il faut s’assurer de l’état de veille du patient et le laisser reprendre ses esprits. Il peut repartir seul et reprendre ses activités normales.

Grâce à une recherche sur internet qui n’a plus aucun secret pour vous puisque vous m’avez trouvé, vous trouverez certainement des praticiens et services hospitaliers qui pratiquent ce genre d’analgésie: cherchez le site du « Conseil de L’Ordre Départemental des Chirurgiens Dentistes » de votre Département et là cherchez la « liste des praticiens habilités à l’utilisation du MEOPA ».

Espérons que j’aurai contribué à encourager au premier pas, les personnes victimes des la phobie du dentiste.

 

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Dr. Albert Hauteville
Albert HAUTEVILLE Né le 17 Octobre 1935 . Chirurgien Dentiste diplômé de la Faculté de Médecine de Paris (Ecole Odontologique de Paris) en 1960, durant une période courte où les dentistes étaient formés par la faculté de Médecine et avaient la possibilité facultative de suivre en même temps les cours de médecine, ce qu'il a fait. Docteur en Chirurgie Dentaire. Docteur en Sciences Odontologiques. Certificat d'Enseignement Supérieur en parodontologie Diplômé Universitaire en Chirurgie Buccale de Paris V. Diplômé Universitaire en Parodontologie de Paris VII. Ex-Assistant à la Faculté de Chirurgie Dentaire de Paris V. Ex-Assistant en Odontologie des Hôpitaux de Paris. Titulaire du Diplôme d'Etudes et de Recherches en Sciences Odontologiques. Ex Chargé de cours au Diplôme Universitaire d'Implantologie Paris V .Ex-enseignant auprès des écoles d’Assistantes Dentaires et d'Infirmières. Ex-Expert auprès de la Sécurité Sociale. Ex-Chef de Service de Parodontologie à l'Institut Eastman de Paris. Ex-Attaché de Consultation au Service de Stomatologie de l'Hôpital Ste.Anne à Paris. A fait des stages de formation en occlusodontie avec le Pr. JANKELSON et avec et le Pr. RAMFJORD. Co-auteur et responsable de publication du livre publié en 1989 en français et en italien, aux Editions Masson : "Manuel d'Odontologie Chirurgicale"(épuisé). Retraité depuis 2001. Service Militaire 1960-62 en temps qu'officier de réserve du Service de Santé. A exercé à Paris pendant 38 ans, et depuis 1976 exclusivement la stomatologie, à l'exclusion de toute prothèse ou soins dentaires: c'est à dire surtout la Chirurgie Buccale, Pathologie et Thérapeutiques, Parodontologie et Implantologie. A fait 18 ans de psychanalyse personnelle et des formations en hypnose, sophrologie, training autogène, Gestalt-thérapie, bio-energie, sexologie, et dynamique de groupe. Son fils Jean Philippe Hauteville, Prothésiste Conseil, apporte sa collaboration à la réalisation de ce blog, au niveau de tout ce qui concerne la prothèse dentaire. Le Dr. Hauteville, retraité depuis 2001 souhaite mettre ses connaissances et son expérience à la disposition de tous ceux qui le désirent, professionnels ou grand public, et répondre aux questions que voudront poser les lecteurs directement sur le blog. Publier des articles, regroupant les réponses aux interrogations des patients durant 40 ans, et des cours pour les étudiants en odontologie rendus accessibles à tous.

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