Home OCCLUSODONTIE ET SADAM Le bruxisme.

Le bruxisme.

1430
11
SHARE

J’ai souvent parlé du bruxisme, et les questions sont récurrentes sur ce sujet. J’ai donc souhaité avoir l’avis d’un ostéopathe cranio-maxillo-facial pour avoir un autre angle de vision que le mien. Je me suis permis de rajouter des paragraphes personnels, j’espère que Florian ne m’en voudra pas. Ils sont indiqués par AH, et les siens pas FM.

FM              Vous avez dit « serrer les dents »?

Une réflexion sur le bruxisme du point de vue ostéopathique.

Le bruxisme est une problématique très fréquente, et il m’apparait être de plus en plus à considérer dans la prise en charge des patients et dans la compréhension du fonctionnement de leur organisme. Là comme ailleurs, l’ostéopathe peut avoir un autre regard que celui de la médecine conventionnelle sur la question.

J’ai souhaité par ce petit article, vous faire part de mes réflexions du moment. Les patients qui bruxent sont souvent la bête noire de leur dentiste, tant cela détériore à la longue le capital dentaire et met en péril certains traitements, notamment en implantologie.

Qu’est qu’une parafonction?   ( voir ICI!)

Revenons rapidement aux définitions: le bruxisme est défini comme une parafonction -usage non physiologique d’un organe ou partie du corps, caractérisé par le fait de serrer les dents. Il peut être centré ou excentré (il s’agit alors de « grincer des dents »). Il peut se faire en journée, par exemple lors de l’activité professionnelle, ou de manière plus inconsciente, la nuit. Parfois, les patients n’en ont même pas conscience et ne l’apprennent que lorsque leur dentiste leur fait remarquer l’usure de leurs dents et le développement musculaire important de leurs masseters.

AH
Voir anatomie des muscles masticateurs ICI!

 

 

 

 

Hypertrophie des masséters.

 

Ici on voit bien l’engrènement des dents et les facettes d’usure dues au bruxisme

On distingue deux formes de bruxisme:
Le serrage forcé des dents en occlusion centrée qu’on appelle
« Clenching » de son nom en anglais. Et le grincement par frottement  des dents sérrées appelé « Grinding ».
Le clinching, par la surcharge de pression donne des lacunes cunéïformes aux collets de dents, anciennement appelées « mylolyses ». Le grinding donne des usures les faces occlusales.

Lacunes cunéiformes dues au « Clenching ».

 

Usure des faces occlusales par « Grinding ».

 

 

 

 

Abrasion des dents par bruxisme sur les incisives.

C’est donc quelque chose de très courant mais qui s’exprime selon des intensités très variables en fonction des patients et des périodes de la vie.

FM.
La prise en charge habituelle.

Lorsqu’un patient est diagnostiqué « bruxomane », il lui est alors proposé par son médecin généraliste, son stomatologue ou son dentiste, de porter une gouttière (à double intention, pour mettre la mandibule dans une position de repos relatif et également pour protéger les dents de l’usure due aux frottements interdentaires), voir de consulter un kinésithérapeute ou un ostéopathe ayant une approche dans la sphère maxillo-faciale. Dans les cas les plus sérieux, des injections de toxine botulique destinées à limiter l’action des muscles masticateur est envisagée.
Plus globalement, les praticiens doivent encourager leurs patients à essayer de comprendre d’où viennent les sources de stress et de tension dans la vie de manière à limiter leurs effets sur le corps. Des conseils d’hygiène de vie, sur la qualité du sommeil, de l’alimentation, et des exercices physiques sont vraiment nécessaires.

Un mécanisme inconscient.

Il y a une correspondance entre certains états physiques, certains états psychiques et certaines expressions populaires: par exemple, on retrouve souvent « serrer les dents pour avancer », pour traverser une épreuve, etc. Traduction physique d’une tension: on peut serrer par exemple des dents en réponse à une tension physique (exemple: je porte une armoire et dois serrer les dents pour solidariser les chaines musculaires), événement ponctuel. Mais je peux aussi avoir besoin de serrer les dents pour supporter une situation inextricable. C’est souvent un mécanisme de compensation inconscient qui permet à l’individu de faire face à une situation. Ce mécanisme peut avoir sa raison d’être à un moment donné, mais il ne doit pas s’installer durablement.

Le regard de l’ostéopathe.

Comme nous l’avons vu dans les articles précédents (notamment les dents et la posture), les contraintes mécaniques qui s’exercent sur le massif facial se transmettent directement au reste du crâne et à tout le corps: la colonne vertébrale, la cage thoracique, etc. C’est pour moi une des entrées majeures de phénomènes compressifs dans le corps, sur du long terme. Parfois, les patients le savent (soit leur dentiste leur a fait remarquer l’usure de leur dents, soit l’hypertrophie de leurs muscles masséters), souvent ils n’en ont pas tout à fait conscience. Ils peuvent néanmoins sentir que la mâchoire est crispée le matin au réveil, ils peuvent souffrir de maux de tête, de douleurs cervicales, d’épaules, ou tout simplement se sentir « très tendus » d’une manière générale. Ce qui m’apparait fondamental aujourd’hui, c’est de considérer le bruxisme comme l’expression d’une tension générale (quelqu’en soit la cause); cette tension est une tension du système nerveux (voir l’article SNA et ostéopathie). Or, c’est bien au système nerveux que l’ostéopathie crânio-maxillo-faciale peut s’adresser. Lorsque l’ostéopathe pose ses mains sur le patient, il sent ces tensions… Dont le patient n’a pas forcément conscience, ce qui fait dire à certains patients que c’est « comme de la magie », alors qu’il n’en est rien! .Comme nous l’avons vu précédemment, le corps accumule des tensions toute la vie durant, leurs effets peuvent se cristalliser dans certaines régions du corps, s’additionner entre elles, jusqu’au jour où le corps sature et ne peut plus compenser: c’est le moment où les symptômes apparaissent. Ce qui est intéressant, c’est quand, avec quelques séances d’ostéopathie, le corps peut se libérer de certaines de ces tensions: au delà d’améliorer certains des symptômes dont souffre le patient, cela permet surtout d’installer un nouvel état d’équilibre du système nerveux. En d’autres termes, le patient se sent plus léger, plus détendu, plus ouvert: il a parfois l’impression de retrouver la sensation de l’état dans lequel il était auparavant, avant l’apparition des tensions dans son corps et dans sa vie. Cette sensation du corps doit tendre à s’installer sur le long terme, même s’il est parfois nécessaire d’établir un suivi, surtout quand les conditions de vie de la personne ne sont pas propices au repos et à l’équilibre.

Une prise de conscience bien nécessaire.

Pour résumer, donc, il est tout à fait nécessaire pour le patient de prendre conscience qu’il est sujet au bruxisme, d’où le rôle qu’ont les soignants à ce moment-là. C’est en le sachant qu’il sera possible de faire en sorte de réduire ces phénomènes. La prise en charge allopathique est intéressante, surtout à mon sens quand le bruxisme est très intense, mais cette prise en charge se doit d’être complétée par des exercices pour pouvoir se détendre, des pratiques comme l’ostéopathie dont nous parlons pour libérer les tensions du corps, et une hygiène de vie qui  va permettre au patient de limiter un maximum les états de stress et retrouver un état d’équilibre global au quotidien.

Ouverture: Une réflexion de praticien au sujet des champs électromagnétiques.

Pour ouvrir sur un aspect certainement peu considéré du mécanisme, nous pourrions parler de ce qu’il en est du bruxisme quant au champs électromagnétiques du corps.
En effet, il est communément admis par la science que le corps possède ses propres champs électromagnétiques, c’est à dire que le corps émet certaines ondes, certaines vibrations, qui nous permettent par exemple de réaliser des examens médicaux tels que l’éléctro-encéphalogramme (EEG); on pourrait également citer la technologie de l’Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) si utile actuellement dans le diagnostic des pathologies. Tout cela repose sur l’idée très simple que le corps humain n’est pas uniquement cette partie matérielle que nous voyons, mais qu’il existe des « ondes », des circulations plus subtiles, qu’ils nous est si difficile d’appréhender par notre raisonnement analytique. Pourtant, il existe bien un grand nombre de thérapeutique se basant sur ces champs électromagnétiques, pour ne citer que l’acupuncture, la médecine indienne, la thérapie par la polarité etc. Et une certaine forme d’ostéopathie (crânienne au sens large, disons).

AH.

Des recherches ont été faites sur les champs magnétiques corporelle et on retrouve ainsi exactement le trajet des méridiens d’acuponcture.
Cela permet mieux de comprendre le travail de l’ostéopathe qui travaille sur des zones « d’énergie » et sur les conflits possibles entre ces zones.

FM.

Traitement.
Actuellement, mes pistes de traitement qui donnent les meilleurs résultats pour aider les patients bruxomanes incluent ce travail avec les champs électro magnétiques. Cela est bien sûr empirique, et je pense que nous n’avons pas tous les éléments scientifiques pour les analyser actuellement et mieux le comprendre, mais cela donne des résultats qui sont suffisamment probants en pratique pour que je les accepte et continue de les utiliser au cabinet.

L’idée est simple: lorsque je contacte un patient qui est dans une sursimulation du système nerveux sympathique (voir article SNA et ostéopathie), je peux ressentir très souvent comme une sorte de bourdonnement, de vibration, dans la partie haute du corps. C’est comme si le cerveau émet à ce moment un champ électrique très fort, qui semble parasiter le corps du patient. L’impression est que le « blocage », si on peut parler ainsi, ne se situe pas au niveau musculaire, sur un ptérygoïdien ou un masséter par exemple, ou alors sur une compression temporo mandibulaire avec un ligament latéral inflammatoire, mais à un niveau plus subtil. Lorsque, par mes techniques, les tensions finissent par se dénouer et qu’une impression de normalité gagne le patient, cette impression de bourdonnement s’est dissipé et, très souvent, le patient va mieux. Il ressent un apaisement sur le moment et il est très probable alors qu’il s’aperçoive au bout de quelques jours (ou semaines) que son bruxisme est moindre.
Je n’ai pas toutes les explications de ces phénomènes, mais je tâche d’utiliser tout ce qui me parait être utile pour aider mon patient. C’est une expérience de praticien qui n’a qu’une valeur empirique, mais je trouve ça suffisamment intéressant et efficace pour vous en faire part aujourd’hui. J’aime en tout cas l’idée que la « cause » du bruxisme, puisque c’est bien ça qui nous intéresse, soit dans quelque chose de plus subtil qu’un mauvais ajustement mécanique entre des pièces anatomiques.

Conclusion.

Il n’y a pas de thérapie miracle pour un problème aussi complexe et multifactoriel: cela se saurait. Néanmoins, il m’apparaît capital d’essayer, au moins sur deux ou trois séances, car chez certains patients cela peut amener un changement assez rapide et radical (comme d’ailleurs pour un certain nombre d’autres problèmes dont je parlerai dans un prochain article « clinique » et pour lesquels la médecine allopathique n’a pas vraiment de solution). Le plus souvent, les patients ont une amélioration lente, progressive, qui peut nécessiter un suivi (quelques séances dans l’année ) avec suffisamment de recul pour laisser le corps intégrer les changements entre chaque séance. Si j’avais un dernier message à faire passer, pour finir, ce serait qu’il ne faut pas baisser les bras, et continuer à chercher des solutions; ces solutions doivent nécessairement s’inscrire dans une démarche de soin globale, et c’est pour moi l’état de fonction ou de dysfonction du système nerveux qui est la clé du mécanisme.

AH.

Un traitement psychothérapique peut être envisagé si le patient est d’accord pour aller dans ce sens.

 

Vos questions sont les bienvenues si vous le souhaitez.

SHARE
Previous articleMalformation artérioveineuse (MAV).
Next articleEntretien du blog.
Albert HAUTEVILLE Né le 17 Octobre 1935 au Caire en Egypte. - 1949/1955 Etudes de la 4ième à la terminale au LYCEE BUFFON PARIS. - Baccalauréat 1ière Série Moderne M’. - Terminale Sciences Expérimentales. - 1955 PCB 4Certificats : Physique, Chimie, Biologie animale et Biologie végétale. - 1960 DIPLOME CHIRURGIEN DENTISTE Faculté de médecine de Paris + cursus libre Externat Médecine 2 ans. - 1960 à 1962 Service militaire : Ecole d’Officiers de Reserve et Exercice professionnel hospitalier (Hôpital Hyacinthe Vincent à Dijon) - 1960 Exercice privé à Dugny - 1964 à 1981 Exercice privé à Tremblay en France - 1966 à 1973 Attaché de consultation Hôpital Ste. Anne à Paris - 1966 à 1976 Formation en Sophrologie - 1967 Diplôme Implants Aiguilles - 1969 Certificat d’Enseignement Supérieur en Parodontologie - 1973 Création d’un Service de Parodontologie à l’Institut Eastman à Paris - 1973 à 1983 Formation en Occlusodontie en particulier avec les professeurs JANKELSON et RAMFJORD - 1974 Doctorat en Chirurgie Dentaire - 1974 Doctorat en Sciences Odontologiques - 1975 Nommé Expert auprès de la Sécurité Sociale - 1976 à 1984 Assistant à la Faculté de Paris V René Descartes Odontologiste Assistant des Hôpitaux de Paris - 1976 Chargé de cours au Diplôme Universitaire d’Implantologie Paris V - 1978 Diplôme Universitaire en Chirurgie Buccale Paris V - 1979 Diplôme d’Etudes et de Recherches en Odontologie, Paris V - 1981 Exercice en Cabinet privé à Paris 17ième - 1983 Publication du livre Manuel de Chirurgie Buccale Ed. Prélat - 1994 Exercice en Cabinet privé à Paris 8ième - 1996 Diplôme Universitaire Parodontologie Paris VII - 2001 Départ à la retraite - 2011 Création du blog Conseil Dentaire Dr. Hauteville 5.000 pages lues par jour avec un maximum à 7.000 Publication du Dictionnaire Lexique Dentaire Illustré Publication de Petit Atlas d’Anatomie Dentaire Publication du Petit Atlas de Dermatologie Buccale - 2019 Auteur du Etude sur la vie du Prophète Moïse intitulée Moïse et Toutankhamon. A fait 18 ans de psychanalyse personnelle et des formations en hypnose, sophrologie, training autogène, Gestalt-thérapie, bio-energie, sexologie, et dynamique de groupe. Son fils Jean Philippe Hauteville, Prothésiste Conseil, apporte sa collaboration à la réalisation de ce blog, au niveau de tout ce qui concerne la prothèse dentaire. Le Dr. Hauteville, retraité depuis 2001 souhaite mettre ses connaissances et son expérience à la disposition de tous ceux qui le désirent, professionnels ou grand public, et répondre aux questions que voudront poser les lecteurs directement sur le blog. Publier des articles, regroupant les réponses aux interrogations des patients durant 40 ans, et des cours pour les étudiants en odontologie rendus accessibles à tous.

11 COMMENTS

  1. Article super intéressant. Merci !
    Mon dentiste me dit très souvent que mes dents sont usées à cause du bruxisme. On m a parlé aussi d d’un Sadam possible à cause de ça. ( douleur d oreille ) Je suis très sensible au stress en effet et tout ceci me parle beaucoup

  2. Merci, c est possible dans 2 jours ! une radio panoramique après gingivectomie ( j + 5) ne va pas fausser certaines données ?

  3. Bonjour, je voudrais votre avis sur le bruxisme chez les enfants. Mon fils de 6 ans grince des dents la nuit parfois depuis environ 2 ou 3 ans, c’est un enfant très vif et énergique, et de nature sensible.

    Ps: Je viens de trouver votre site qui est très intéressant, merci beaucoup pour votre partage de connaissance. Désolée de lire que vous devez payer une telle somme d’argent pour l’entretenir. Peut-être que vous devriez demander à quelqu’un de vous aider à créer une cagnotte en ligne (comme leetchi) ? Ça donne de bons resultats parfois.

    • Le bruxisme chez les enfants est très fréquent sur à partir de 6 ans quand les dents de lait commencent à tomber. Cela n’a rien d’inquiétant mais révèle quand même une tension chez votre enfant. Cela se passera sans doute avec l’évolution des dents définitives.
      Cela fait dix ans que j’ai ouvert ce blog, qui n’a pas de rendement car les lecteurs qui y viennent sont préoccupés par leurs problèmes dentaires, et sont contents d’avoir de réponses à leurs questions, sans même se donner la peine d’aller visiter les publicités, ni donner un centime…J’ai 86 ans, j’ai du mal à maitriser la technologie d’internet, le blog fonctionne quand même, il n’y a pas lieu de s’énerver. Mais les lecteurs me reprochent que le blog n’est pas à jour, sans même me proposer une aide bénévole pour le faire!!!

  4. Bonjour,

    Merci pour votre réponse. Je vais donc surveiller et voir comment ça evolue.
    Pour votre blog, c’est evidemment bcp plus facile de critiquer que d’agir… Je serais d’accord de vous apporter 1 peu d’aide si vous le souvaitez. Mais honnêtement je ne vois pas ce qu’il y aurait à changer. Ce blog m’a l’air de « faire le job » et celui qui se donne la peine de chercher trouvera l’information qu’il cherche si elle existe. Je serais vous je ne me preoccuperais pas des quelques mauvaises langues qui sont toujours plus visible quoique souvent bcp moins nombreux que ceux qui apprécient vos efforts.

  5. bonjour Docteur ! Depuis que j’ai découvert votre blog et suivi chaque notification, j’ai constaté combien vous êtes bénévolement investi ! Il y a dans la vie, des êtres qui me semblent extraordinaires, exceptionnels, parés d’une mission qu’ils accomplissent contre vents et marées ! VOUS ETES UNE DE CES PERSONNES !
    J’ai 74 ans, pleine de problèmes dentaires car je souffre de bruxisme depuis l’enfance.
    J’ai trouvé sur votre blog des réponses sans pour autant vous avoir dérangé !
    beaucoup de personnes sont comme les petits oiseaux qui attendent la becquée et disparaissent rapidement !
    Comme vous le dit Stéphanie, ne voyez que ceux qui vous apprécient et vous mettent une petite ou un grande reconnaissance.
    VOUS ETES MERVEILLEUX
    amicalement
    Danielle

  6. Bonjour Docteur.

    Ce n’est pas dans mes habitudes de laisser un commentaire mais je souffre depuis 2 mois de douleurs à la mâchoire et au cou (peut-être du à un bruxisme).
    J’ai réellement besoin de votre expertise car personne n’arrive à m’aider.

    Tout a commencé par des acouphènes aigus très douloureux à l’oreille gauche puis droite. Avec la sensation que l’on me tire les tympans ou qu’un pic à glace est enfoncé dans mes oreilles…
    Certaines nuits, j’avais l’impression de recevoir des décharges électriques dans le cerveau.
    Egalement, j’ai les dents plus sensibles et les muscles de la gorge qui tire quand je mange.
    Je ne peux pas non plus sortir entièrement la langue…

    J’ai vu deux ORLs qui ont testé mon audition (aucune perte auditive). L’un d’eux a remarqué que mon tympan gauche se met à bouger tout seul sans raison (produit un bruit grave et se rajoute à l’acouphène déjà existant). Le muscle tenseur du tympan serait en cause.
    Je leur ai parlé de mes douleurs mais ils n’ont rien vu en rapport avec la mâchoire.
    Ils m’ont répondu: « il faut vous y habituer ».

    Je suis passé par une période ou j’avais des idées noires et l’envie d’en finir… Alors que je n’ai que 33 ans…

    J’ai ensuite pris mon courage à deux mains et ai fait appel à un des meilleurs ORL de Paris…
    Après m’avoir posé une série de question et regardé ma bouche, il pense que je souffre d’un trouble de l’ATM ou de bruxisme.
    Pour lui, soit mes mâchoires écrasent le canal auditif et provoque un acouphène douloureux, soit ma mandibule est légèrement dévié et ferait pression sur un réseau de nerfs.
    Il m’a donné une série de calmants musculaires (qui marche en partie) et m’a conseillé de voir un dentiste.

    Entretemps, j’ai passé un IRM ou rien de suspect n’a été détecté (oreille interne parfaite).

    Après plus de 40 jours d’attente pour décrocher un rdv, le dentiste a regardé ma bouche. Il a dit que j’avais une super dentition, aucune carie ou inflammation de la gencive.
    Pourtant, il a été effrayé de voir que la mâchoire inférieur était décalé par rapport à celle du haut et m’a demandé si je n’ai pas eu d’accidents ou des blocages articulaires récemment.

    Je me suis rappelé à ce moment-là que je m’étais coincé la mâchoire bouche ouverte quelques jours avant l’apparition des acouphènes. J’avais réussi à fermer ma mâchoire en forçant légèrement sur l’articulation et je n’ai pas eu de douleurs durant plusieurs jours.
    Les semaines suivantes, ma mâchoire avais du mal à s’ouvrir et claquait de temps à autre durant les repas… Avec les douleurs correspondantes et ce sifflement déprimant…

    Par précaution, j’ouvre peu la bouche et met une crème relaxante sur mes tempes et mâchoires.
    Bonne nouvelle: je ne « bruxe » plus ou très peu depuis un mois.

    Comment régler ce problème? Le dentiste m’a dit qu’il n’y a rien à faire… Il faut endurer ou bien tenter une opération des ATM (80% de réussite seulement).
    Il m’a fait passer une radio de la mâchoire mais j’ai trois mois d’attente avant de pouvoir lui montrer les résultats…
    Le docteur en radiologie n’a rien vu de grave sur l’examen. Ce qui me fait penser que je suis peut être trop douillet…
    Ou bien la situation se résoudrait d’elle-même ?

    Pendant ce temps, la douleur s’étend désormais au cou et à mon dos (même sensation de pic à glace enfoncés dans les muscles).
    Les acouphènes sont moins forts (point de vue volume et intensité) mais restent toujours présents. Ils passent d’une oreille à l’autre selon leur envie.

    Puis-je vous envoyer mes radios au format jpeg pour avoir votre avis de professionnel?

    P.S: j’ai quelques compétences en informatique et du temps libre. Je peux probablement vous assister pour la gestion ou la mise à jour du site.
    Si cela s’avère trop complexe, je pourrais vous aider en faisant un don.

    Merci à vous.

    Bien cordialement.

LEAVE A REPLY