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L’hélicobacter Pylori.

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HelicobacterPylori (helico.com)

Article remis à jour le 13/05/2022.

HelicobacterPylori (helico.com)
Helicobacter Pylori (helico.com).

L’hélicobacter Pylori a été découvert en 1982 par J.Robin Warren & Barry J. Maarshall, ce qui leur a valu le prix Nobel  2005. On pensait jusque là qu’aucune bactérie ne pouvait survivre à l’acidité de l’estomac, et il a été prouvé que seule cette bactérie en est capable, car elle s’enfouit dans l’épaisseur de la muqueuse, sous la couche protectrice de mucus, et secrète de l’uréase et de l’ammoniaque neutralisant l’acide chlorhydrique gastrique. Elle est responsable de la quasi totalité des problèmes gastriques humains: troubles digestifs, gastrites, reflux gastrique, ulcères et cancers gastro-oro-pharygiens.
Les symptômes buccaux, souvent confondus avec des mycoses, et la fameuse « toux bronchique du matin »ne sont que les manifestations de l’acidité due au reflux gastrique, de même que la supposée « glossodynie psychologique ».

Sa structure externe est hélicoïdale, et elle se loge généralement dans la région du pylore, muscle qui ferme la sortie de l’estomac, d’où son nom: HELICOBACTER PYLORI.

La contamination est directe et  se fait généralement dès l’enfance, et les premiers symptômes peuvent apparaître à l’adolescence. Si un individu n’est pas contaminé à l’age de 10 ans, il a moins de chances de l’être plus tard. Une moyenne de  50% des humains dans le monde sont contaminés, mais dans certains pays la moyenne peut être de 90 %, et chez beaucoup  de personnes, la contamination ne donne  aucun symptômes.
En France, 5 à 10 % des enfants sont infectés et l’infection est rare avant 4 ans. Ce chiffre atteint  20 à 50 % chez les adultes. Après 60 ans, c’est près d’un français sur deux qui est infecté (50%).
L’infection se fait généralement entre 10 et 15 ans, et si elle n’a pas eu lieu à cet age les chances de contamination sont moindres.

En ce qui concerne l’odonto-stomatologie, le reflux gastrique donne une acidification de la salive qui favorise les polycaries et les hypersensibilités des collets. Il peut aussi être à l’origine  d’halitose, et d’ulcérations, brûlures et picotements de la langue qui est alors rouge et irritée, ou bien, elle peut être blanche et saburale. Le pharynx et les amygdales sont aussi irrités et il peut y avoir une toux sèche le matin au réveil.
Des épisodes d’enrouements subits de la voix sont souvent un des symptôme d’alame.
La présence de H. Bacter dans la plaque bactérienne et le tartre a été démontrée, et en particulier dans les poches parodontales.
On note une prévalence plus élevée d’H. pylori dans la plaque dentaire et l’estomac des patients dont l’hygiène dentaire laisse à désirer. Cette observation donne à penser que la cavité buccale pourrait constituer un réservoir d’H. pylori et devenir une source potentielle de transmission ou de réinfection.
Voila encore une nouvelle preuve de l’influence de l’hygiène dentaire sur la santé en général!
La présence d’HP doit être suspectée dans tous les cas d’halitose persistante et rebelle.

Le diagnostic se fait par prélèvement endoscopique de plusieurs échantillons de la muqueuse gastrique, à différents endroits, et envoyés à des laboratoires spécialisés. Malgré cela il arrive que la présence d’HP ne soit pas détectée bien que la bactérie soit infiltrée en profondeur.
Mais il existe des méthodes moins invasives de diagnostic et relativement fiables à plus de 90%.
Une des méthodes se fait par examen de sérologie sanguine basée sur l’immunologie, type ELISA, réalisée par des laboratoires spécialisée et sous-traitée par la plupart des laboratoires d’analyses.
Une autre méthode, fiable à 98%, et encore plus simple, consiste en des prélèvement respiratoires:  HELI-KIT® basés sur la présence d’uréase (test à l’urée 13 C).  Le médecin prescrit le kit que le patient achète en pharmacie (remboursé par la sécurité sociale) et apporte à un laboratoire d’analyses médicales de son choix qui effectuera le prélèvement d’air expiré dont l’analyse finale sera effectuée après envoi postal à un laboratoire spécialisé: s’il est utile au dépistage, ce test peut également être fait pour contrôle quatre semaines après traitement. Pour faire ce test, il ne faut pas avoir pris d’antibiotique depuis 4 semaine, et pas d’anti-acide depuis 2 semaine et ne pas fumer 24 h avant.
Les résultats des test sont indiqués de la façon suivante:
T0= x  T30=y    T30-T0= z
si z<2,50  absence d’helicobacter
si 2,50<z>5,50 résultat incertain  (10%)
si z>5,50 présence d’hélicobacter

L’halitose forte due au dégagement d’ammoniaque est très souvent révélatrice de la présence d’Hélicobacter Pylori.

En ce qui concerne l’odontostomatologiste, je pense qu’il peut se décharger de ce diagnostic en adressant à un spécialiste gastro-entérologue. De même que pour le traitement d’ailleurs.

Le traitement actuel, qui donne 90% de guérisons est un traitement séquentiel en deux étapes:
Un traitement par IPP (inhibiteurs de la pompe à protons) à forte dose 40 à 80 mg/ j pendant pendant un mois
– 5 jours, pour commencer metronidazole accompagné d’amoxycilline à 2000mg/j, le tout en deux prises, matin et soir.     —  les 5 jours suivants, on associera  au métronidazole à 1000mg/j,à la clarithromycine 1000mg/j et  en deux prises journalières. Au bout des 10 jours on arrête les antibiotiques et on continue l’IPP à 20 ou 40 mg pendant 10 jours ou plus.
L’association au bismuth augmente à 93% les chances de réussite et il existe désormais en France une nouvelle formulation en gélules(PYLERA®) associant 140 mg de citrate de bismuth, 125 mg de métronidazole et 125 mg de tétracycline. 3 gélules 4 fois par jour avec 20 à 40 mg 2 fois par jour d’IPP; le tout pendant 10 jours.

  • 3 gélules après le petit déjeuner, associées à 20 mg d’oméprazole
  • 3 gélules après le déjeuner ;
  • 3 gélules après le dîner, associées à 20 mg d’oméprazole ;
  • 3 gélules au coucher, de préférence avec une collation afin de réduire le risque d’ulcération oesophagienne lié au chlorhydrate de tétracycline.

Le Tinidazole, antibiotique de la famille des imidazoles et très proche du Metronidazole , peut être prescrit en remplacement de ce dernier chez les personnes qui y présentent une intolérance.

Des traitements naturels sont aussi préconisés, comme l’extrait de pépins de pamplemousse, la résine de mastic. et l’huile d’olive.

Je viens d’apprendre, en faisant cette recherche, que les dentistes sont particulièrement exposés de par leur profession à la contamination par l’Hélicobacter Pylori, très présent dans la bouche. Voila qui devrait les inciter à ne jamais travailler sans gants et sans masques, et à se faire faire des tests de dépistage, le test respiratoire semblant être le plus fiable et le plus facile à faire.

Le fait que le prix Nobel ait été attribué pour cette découverte montre bien l’importance pour la santé mondiale de l’homme, de se débarrasser de ce fléau. Problème un peu difficile à résoudre dans les pays sous développés.
J’espère avoir suffisamment insisté sur le sujet pour faire comprendre à mes lecteurs l’importance qu’il faut attribuer au dépistage et au traitement de cette bactérie, finalement très dangereuse. La prévention, une fois de plus, ferait faire beaucoup d’économies aux assurances maladie.

Additif.
Depuis la publication de cet article, j'ai une pluie de témoignages de cas d'halitoses rebelles diagnostiquées positives à l'helcobacter et disparues après traitement.


                    Mise à jour

Traitement de l’infection à Helicobacter pylori
                        (fmcgastro.org).

Depuis plus de 10 ans, le traitement probabiliste recommandé pour l’éradication de l’infection à Helicobacter pylori est la trithérapie IPP double dose, amoxicilline 1 g 2 fois par jour, clarithromycine 500 mg 2 fois par jour pendant 7 à 10 jours ou, en cas d’allergie à la pénicilline, la trithérapie IPP, métronidazole 500 mg 2 fois par jour, clarithromycine 500 mg 2 fois par jour [9]. Les essais thérapeutiques qui se sont accumulés pendant la dernière décennie montrent à travers le monde une diminution de l’efficacité de cette trithérapie. Cette perte d’efficacité est corrélée avec le taux de résistance à la clarithromycine et au métronidazole. Or en France, les taux de résistance à la clarithromycine et au métronidazole sont respectivement de plus de 20 % et de 40 à 60 % [10]. De ce fait, on ne peut espérer un taux d’éradication supérieur à 70 % avec ces trithérapies classiques qui doivent donc être abandonnées. Il existe un consensus international pour adapter le traitement aux conditions locales de résistance à la clarithromycine notamment. En France, il est clair que les recommandations doivent aller vers des thérapeutiques qui permettent de s’extraire de cette problématique de la résistance primaire élevée à la clarithromycine.

La première solution est de tester la sensibilité de la bactérie aux antibiotiques grâce soit à une culture classique des biopsies ou à la réalisation des techniques de diagnostic molé­culaire des résistances à la clarithromycine et aux quinolones qui sont actuellement disponibles [11]. Si ceci est possible, la trithérapie peut continuer à être utilisée avec la trithérapie classique en cas de sensibilité à la ­clarithromycine, la trithérapie IPP, amoxicilline, lévofloxacine 250 mg 2 fois par jour pendant 10 jours en cas de résistance à la clarithromycine et de sensibilité aux quinolones, la trithérapie IPP, amoxicilline, métronidazole 14 jours en cas de résistance à la clarithromycine et aux quinolones. Cette stratégie vient d’être testée dans un large essai thérapeutique en France avec des résultats qui devraient être supérieurs à 80 % d’éradication.

Cependant, la culture étant de réalisation difficile et les tests molé­culaires n’étant pas encore largement diffusés, il est indispensable de recommander un traitement probabiliste efficace.

Sur la base des études dont on dispose à l’heure actuelle, 2 solutions peuvent être envisagées :

  1. Traitement séquentiel [12] qui consiste à administrer pendant 5 jours IPP double dose + amoxicilline 1 g 2 fois par jour suivi de l’administration pendant les 5 jours suivants d’IPP double dose associés cette fois-ci à la clarithromycine 500 mg 2 fois par jour et au métronidazole 500 mg 2 fois par jour. Ce type de traitement a été rapporté notamment en Italie comme étant très efficace (supérieur à 80 % d’éradication) avec une légère diminution d’efficacité en cas de résistance à la clarithromycine. Cet impact limité de la résistance à la clarithromycine, contrairement à celui qui a été observé au cours des trithérapies, a fait recommander le traitement séquentiel par de nombreux auteurs. L’impact réel de la résistance à la clarithromycine reste cependant à étudier dans les pays à fort taux de résistance primaire à la clarithromycine tels que la France.
  2. La quadrithérapie bismuthée (OBMT) est revenue récemment au premier plan depuis la mise à disposition de gélules triples contenant à la fois du bismuth, de la tétra­cycline et du métronidazole. L’administration concomitante d’oméprazole permet, après 10 jours de traitement, d’obtenir des taux d’éradication bactérienne très ­intéressants (voisins de 90 %). Ces résultats sont probablement en partie expliqués par l’absence de résistance à la tétracycline à l’heure actuelle et par le faible impact qu’a la résistance au métronidazole lorsqu’il est associé avec de la tétracycline et du bismuth. Elle ne contient pas de ß lactamines et peut donc être administrée aux malades allergiques à la pénicilline. La seule inconnue concerne la qualité de la tolérance au produit puisqu’il est nécessaire de prendre 14 comprimés par jour et que les antibiothérapies par tétracycline et métronidazole ne sont pas dénuées d’effets secondaires [13].

Que faire en cas d’échec d’un traitement séquentiel ou de la quadrithérapie bismuthée ?

Dans ce cas qui devrait être plus rare que celui actuellement observé avec la trithérapie, il est souhaitable ­d’étudier la sensibilité des bactéries aux antibiotiques avant de prescrire un traitement de deuxième ligne. Lorsque cela est impossible, la règle devrait être de ne pas administrer de traitement contenant de la clarithromycine en cas d’échec initial du traitement séquentiel et également de ne pas réadministrer de traitement contenant du métronidazole et/ou de la tétracycline en cas d’échec du traitement par quatrithérapie ­bismuthée.

En cas d’échec du traitement de deuxième ligne, il apparaît indispensable de faire une endoscopie avec des ­biopsies pour étude de la sensibilité bactérienne aux antibiotiques par cultures avec étude notamment de la sensibilité à l’amoxicilline, la clarithromycine, le métronidazole, la tétra­cycline, les quinolones et la rifabutine. La stratégie finale sera établie bien sûr en fonction des résultats des sensibilités à ces différents antibiotiques.

La composition des différents traitements proposés avec les posologies des différents composants est donnée dans le tableau 3.

Trithérapies (7 à 14 jours)

  • IPP : pleine dose × 2 par jour
  • amoxicilline : 1 g × 2 par jour
  • clarithromycine : 500 mg × 2 par jour
  • lévofloxacine : 250 mg (½ comprimé) × 2 par jour
  • rifabutine : 150 mg × 2 par jour
Traitement séquentiel (10 jours)

  • pendant 10 jours : IPP pleine dose × 2 par jour
  • pendant 5 jours : amoxicilline 1 g × 2 par jour
  • pendant 5 jours : métronidazole 500 mg × 2 par jour ou tinidazole 400 mg × 2 par jour clarithromycine 500 mg × 2 par jour
Quadrithérapies bismuthées (10 jours)

  • triple gélule :
    • sous citrate de bismuth 140 mg, 3 gélules × 4 par jour
    • métronidazole 125 mg, 3 gélules × 4 par jour
    • tétracycline 125 mg, 3 gélules × 4 par jour
  • oméprazole 20, 1 comprimé matin et soir

Tableau 3. Composition et posologie des différents traitements proposés pour traiter Helicobacter pylori

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Albert HAUTEVILLE Né le 17 Octobre 1935 au Caire en Egypte. - 1949/1955 Etudes de la 4ième à la terminale au LYCEE BUFFON PARIS. - Baccalauréat 1ière Série Moderne M’. - Terminale Sciences Expérimentales. - 1955 PCB 4Certificats : Physique, Chimie, Biologie animale et Biologie végétale. - 1960 DIPLOME CHIRURGIEN DENTISTE Faculté de médecine de Paris + cursus libre Externat Médecine 2 ans. - 1960 à 1962 Service militaire : Ecole d’Officiers de Reserve et Exercice professionnel hospitalier (Hôpital Hyacinthe Vincent à Dijon) - 1960 Exercice privé à Dugny - 1964 à 1981 Exercice privé à Tremblay en France - 1966 à 1973 Attaché de consultation Hôpital Ste. Anne à Paris - 1966 à 1976 Formation en Sophrologie - 1967 Diplôme Implants Aiguilles - 1969 Certificat d’Enseignement Supérieur en Parodontologie - 1973 Création d’un Service de Parodontologie à l’Institut Eastman à Paris - 1973 à 1983 Formation en Occlusodontie en particulier avec les professeurs JANKELSON et RAMFJORD - 1974 Doctorat en Chirurgie Dentaire - 1974 Doctorat en Sciences Odontologiques - 1975 Nommé Expert auprès de la Sécurité Sociale - 1976 à 1984 Assistant à la Faculté de Paris V René Descartes Odontologiste Assistant des Hôpitaux de Paris - 1976 Chargé de cours au Diplôme Universitaire d’Implantologie Paris V - 1978 Diplôme Universitaire en Chirurgie Buccale Paris V - 1979 Diplôme d’Etudes et de Recherches en Odontologie, Paris V - 1981 Exercice en Cabinet privé à Paris 17ième - 1983 Publication du livre Manuel de Chirurgie Buccale Ed. Prélat - 1994 Exercice en Cabinet privé à Paris 8ième - 1996 Diplôme Universitaire Parodontologie Paris VII - 2001 Départ à la retraite - 2011 Création du blog Conseil Dentaire Dr. Hauteville 5.000 pages lues par jour avec un maximum à 7.000 Publication du Dictionnaire Lexique Dentaire Illustré Publication de Petit Atlas d’Anatomie Dentaire Publication du Petit Atlas de Dermatologie Buccale - 2019 Auteur du Etude sur la vie du Prophète Moïse intitulée Moïse et Toutankhamon. A fait 18 ans de psychanalyse personnelle et des formations en hypnose, sophrologie, training autogène, Gestalt-thérapie, bio-energie, sexologie, et dynamique de groupe. Son fils Jean Philippe Hauteville, Prothésiste Conseil, apporte sa collaboration à la réalisation de ce blog, au niveau de tout ce qui concerne la prothèse dentaire. Le Dr. Hauteville, retraité depuis 2001 souhaite mettre ses connaissances et son expérience à la disposition de tous ceux qui le désirent, professionnels ou grand public, et répondre aux questions que voudront poser les lecteurs directement sur le blog. Publier des articles, regroupant les réponses aux interrogations des patients durant 40 ans, et des cours pour les étudiants en odontologie rendus accessibles à tous.

25 COMMENTS

  1. Je vous félicite cher confrère encore une fois pour les articles que vous publiez sur votre Blog!
    Votre Blog est ma formation continue et j’en suis fier!
    Permettez moi de vous demander comment pourrai-je soupsonner ou même savoir si l’origine de l’Halitose de mes patients est l’Helicobacter Pilori, après l’echec du traitement classique? , et surtout, quand est ce que pourrai-je préscrire le traitement que vous avez décrit dans votre article? suite à un analyse? est ce obligatoire point de vue Medico-légal? (quelle posologie pour les enfants qui pèsent entre 30 et 40 kg et pour les patients qui pèsent au delà des 100kg?).
    Merci
    PS: Cliquez sur les Pubs SVP! C’est simple et ça contribue à préserver ce Blog qui , j’en suis sûre et certain, a aidé des milliers d’êtres humains , qui seront un jour vous, les lecteurs fidèles de ce Blog!
    Bonne Continuation

    • la posologie est toujours à adapter en fonction du poids du patient (par une simple règle de 3, en considérant qu’un adulte pèse entre 50 et 80 kg ce qui donne une moyenne à 65 kg)

    • Cher ami, je m’aperçois, avec un peu de retard(!) que je n’ai pas complètement répondu à votre question:
      le diagnostic le plus sûr est fait par un prélèvement endoscopique de la muqueuse gastrique. Mais il existe des méthodes moins invasives par des examens de laboratoire que les gastro-entérologues prescivent.
      Je vais d’ailleurs complèter (grâce à vous) l’article dans ce sens!
      Bien confraternellement

  2. Bonsoir docteur,

    Tout d’abord merci pour votre conseil j’irai demander la semaine prochaine à mon médecin de me prescrire le test Helikit. J’ai une dernière question a vous poser, je souhaiterai savoir si le Rgo est augmenter par le fait de macher des chewing-gum et si globalement leurs consommation augmente la mauvaise haleine ?

    Bien cordialement
    Nina

    • Je n’ai aucune connaissance sur ce sujet, le chewing gum fait saliver, donc améliore le contexte buccale, mais la salive part dans l’estomac. Franchement je ne sais pas ce que cela donne!

  3. Bonjour,

    A 26 ans j’ai du faire dévitaliser une dent à cause d’une carie mal soignée (elle s’est développée sous le pansement posé par un dentiste) Mes dents étaient blanches et saine. Suite à cette dévitalisation, l’ensemble de mes dents ont commencé à devenir tres jaunes et puis transparentes, j’ai également commencé à avoir des problèmes gastriques (la semaines suivant la dévitalisation j’ai eu des diarrhées, mais à l’époque je n’avais pas fait le lien entre les deux) et ces problèmes divers ne m’ont plus quitté depuis…
    3 ans apres, soit l’année dernière, j’ai été diagnostiquée d’un cancer de l’estomac non causé par hélicobacter Pylori mais un cancer dit en bague à chaton.

    Lors d’une discussion anodine sur mon cancer et ses possibles causes (bien entendu c’est impossible de savoir mais bon…), on m’a demandé à quand remontaient mes problèmes digestifs et je me suis souvenus de cette dévitalisation et le début des problèmes.

    En essayant de trouver des « réponses » sur internet je suis tombée sur différents articles faisant le lien entre cancer et dévitalisation, mais impossible de savoir si ces articles sont fiables.

    Je me demande aujourd’hui s’il est opportun de me faire enlever cette dent dévitalisée?

    • Il n’y a aucun lien entre dent dévitalisée et cancer. Par contre il y a un lien entre reflux gastrique et caries et dents transparentes. C’est votre cancer qui a provoqué des problèmes aux dents et pas l’inverse.

  4. bonjour
    jai la langue amer et qlq brulures d’estomac, j’ai déjà eu un episode de mycose buccale lannee passée, mon medecin ma donné un test respiratoire a faire, mais javais pris un ipp donc je dois encore attendre un peu. par contre la prise de sang en attendant je peux la faire ? meme si jai pris un seul ipp la semaine passée ? jai fait un prelvement de la langue, cette langue amer qui pique je sais pas ce que cest…

    • la langue amère qui pique c’est le RGO. Il faut 30 jours sans antibiotiques et 15 jours sans IPP. Mais 1 seul il y a 8 jours ne dois pas poser de problèmes.

      • Donc cest pas une mycose ? ouf
        Je nai pris aucun antibio, mais je crois peut etre 2 ipp ou 3 mais pas d’affiles, je vais reporter le test, la prise de sang est fiable ? du coup cest moins genant si il y a eu quelques ipp ?
        desolee je stresse beaucoup
        si il ny a pas dhelicobater, je dois passer une gastroscopie ?
        En fait ce gout est venu apres avoir un bu un café tres fort, ca fait une semaine que ca reste, cest vraiment desagreable, la langue brule aussi un peu.

        • Le café est TRÈS indigeste, je pense que vous avez de vrais problèmes gastriques: je vous conseille une gatroscopie avec ptélèvement pour recherche d’hélicobacter

          • 🙁 la prise de sang et le test respiratoire ne seront pas suffisant ? comme je suis en essai bb je dois eviter une anestesie generale et je ne le ferai pas éveillée
            Indigeste ? tout le monde en boit et na pas de soucis, jen bois tres peu 🙁

          • demandez conseil à votre médecin traitant, peut être qu’il vous conseillera de surseoir au bébé pour bien vous soigner avant votre grossesse.

  5. Bonjour doctor je suis une femme de 30 ans et cela va faire 20 ans que je souffre de la mauvaise haleine et chez le dentiste rien n’est trouvé mes dents sont bon , j »ai vu l’orl j’ai fait le cone bean (scaner du sinus et dent) rien non plus tout est normal, et je suis rentrer chez mon medecin traitant et il a suggerer un traitement pour l’épuration du fois pendant 14 jours mais toujours rien, et enfin j’ai été chez le gastro j’ai fait une endoscopie j’ai été positif à l’helicobacter j’ai suivies mon traitement de pylory pendant 10 jour et je continue toujour oméprazole mais ma mauvaise haleine est toujour present et très forte je suis vraiement deçu je ne sais plus quoi faire car je ne mange plus des produits laitiers, je fais tjr attention à ma nourriture je ne sais pas pourquoi cette maladie me pourri la vie autant je n’ai plus de vie sociale et ça devient presque un handicap aidez- moi docteur svp

    • Il faut attendre 1 mois après l’arrêt de l’antibiotique et arrêter l’oméprazole 15 jours avant de faire le test respiratoire pour savoir si l’helicobacter a disparu. Sinon il faut refaire un autre traitement.

  6. Bonjour Docteur,
    Je suis un homme de 40 ans. Il y a un peu plus de 4 ans j’ai eu soudainement de fortes sensations de brûlures à la langue suivi de peu par une gêne au niveau de la gorge, sensation de gorge irritée. Mon médecin traitant a pensé à une mycose j’ai donc eu un traitement mais sans succès, plus d’un an après (j’avais toujours espoir que ça finirait par passer tout seul) j’ai consulté un stomatologiste qui pensait la même chose, et donc m’a fait un prélèvement de langue qui s’est révélé négatif, donc pas de mycose mais j’avais toujours les mêmes symptômes.
    Désespéré, j’ai effectué des recherches sur internet, et j’ai lu des choses concernant l’Helicobacter pylori qui pourrait être la raison de mes problèmes, s’agissant d’une bactérie et le caractère soudain me fait pensait à quelques choses que j’aurai contracté. J’ai lu ensuite sur Wikipedia, que le jus de canneberge (cranberry) pouvait aider à réduire cette infection, j’ai tenté et coïncidence ou pas les brûlures de la langue ont disparu en quelques semaines. Mais cependant j’avais toujours la gêne au niveau de la gorge, parfois même fort (sensation de gorge serrée), j’ai donc ensuite consulté ORL, Gastro-entérologue, Allergologue, j’ai eu divers traitements (IPP, désensibilisation aux acariens) et examens (je cite le compte rendu : « gastroscopie digestive haute qui avait retrouvé une micro érosion oesophagienne mais pas de lésion tout de même significative ») mais rien n’a fait de l’effet. J’ai une boule dans la gorge du côté droit (l’amygdale je pense qui est plus grosse et je sens donc plus la gêne à droite) mais les médecins ne trouve pas cela anormal pourtant elle est bien visible et je n’avais pas ça avant.
    Depuis presque un an je ne consulte donc plus, ce n’est pas pire, c’est fluctuant, par moment ça va mieux mais cela reste cependant toujours présent. Quand j’ai parlé de l’Helicobacter Pylori aux différents médecins que j’ai rencontré, tous ont été catégorique que ça ne pouvait pas être ça, et ils mettent plus cela sur le compte du stress, mais c’est un peu facile et je n’ai pas une vie particulièrement stressante. Je suis en bonne santé, je ne prends aucun traitement, il n’y a que ce problème qui me gâche la vie, même si j’essaye de faire avec. J’ai donc impression d’être incompris et c’est encore pire de ne pas avoir d’explications. Peut-être aurez-vous quelques conseils à me donner ?

    • Le symptôme amygdalien que vous décrivez, est pour moi typique du reflux gastrique nocturne: vous dormez sans doute sur le côté droit et le liquide acide touche l’amygdale droite. Il faut persévérer avec l’IPP et peut être augmenter la dose ) Oméprazole 20mg matin et soir, soit 40 mg par jour. Il faut plusieurs mois pour un résultat. En attendant faites de bains de bouche et des gargarismes au bicarbonate de soude, et sucez des pastilles de GELUSYL.

      • Je ne m’attendais pas à une réponse aussi rapide ! je vous remercie beaucoup pour les informations que vous me donnez. Je vais voir avec mon médecin pour reprendre l’IPP. Pour le bicarbonate de soude je pense pouvoir le trouver en magasin (bicarbonate de sodium alimentaire). Concernant le GELUSIL, ce produit ne semble plus commercialisé d’après ce que j’ai pu voir sur internet. Je me renseignerai en pharmacie.

  7. Bonjour Docteur est ce que je peux prendre antibiotiques Pylera sachant que le dentiste m’a dit quil faut soigner H pylory avant de soigner les dents j ai le resulta HP positive merci infiniment

  8. Bonjour Docteur, Svp je viens d’entamer un traitement de 14 jours par antibiotiques + Ipp contre l’helicobacter pylori trouver dans mon estomac et aujourd’hui même je viens d’entamer la 2éme prise unique de l’omeprazole durant les 14 jours supplémentaires, ma question est la suivante j’ai rdv avec mon dentiste cette semaine il me recommande de prendre 2 gr d’amoxiline pour une dent de sagesse carriée le jour de l’extraction sachant qu’il me reste encore 16 jours pour faire mon teste respiratoire de l’aroes chez le gastro, cette prise d’amoxiline de 2 gr, peut elle vraiment fausse mon test.

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