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EPILEPSIE ET ODONTOLOGIE.

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Il y a deux ans quand j’ai créé ce blog, je pensais que ce serait surtout des étudiants en odontologie et des assistantes dentaires qui me liraient. Je pense qu’il y en a eu, mais ils ne se sont pas trop manifestés, et c’est plutôt le grand public qui a fait la masse des 2000 lecteurs que j’ai tous les jours. Mais ces derniers jours, les étudiants ont commencé à monter le bout de leur nez. Et comme j’ai une tendresse toute particulière pour eux, je vais recommencer à aborder des sujets qui les intéressent particulièrement car ce sont des questions possibles d’examen.

Grâce aux anti-convulsivants, les crises d’épilepsies sont devenues rares en milieu urbain mais dans ma jeunesse, je me souviens d’avoir assisté à des crises d’épilepsie en plein métro. Le cabinet dentaire est un lieu privilégié où ce genre de problème peut survenir en raison du stress. Il faut donc que tout praticien soit prêt à y faire face.

En France, 500.000 personnes sont touchées à des degrés divers par l’épilepsie.

En matière d’épilepsie, j’en connais un bout car j’ai travaillé 4 ans dans des services d’épileptiques pour faire ma thèse de Doctorat en Sciences Odontologiques, et 10 ans au service de Stomatologie de l’Hôpital Ste. Anne. J’espère que mes connaissances ne sont pas trop obsolètes! Mais grâce à mes lecteurs je suis obligé de me mettre à jour et pour cela, Internet est un outil merveilleux.

Comme toujours, c’est la prévention qui prime.  Comment?

Tout d’abord par l’interrogatoire du patient lors de la première visite. Je ne peux pas imaginer qu’il puisse encore y avoir un praticien qui touche à un patient sans lui avoir fait remplir au préalable un questionnaire médical. Vous commencez à me connaitre, et vous vous doutez bien que je n’aime pas les questionnaires remplis dans la salle d’attente. Mais, bon! Sécurité Sociale et consultations à 23 € obligent! Moi, je n’aime pas, mais il vaut mieux faire ça plutôt que rien. Encore faut-il que les patients jouent le jeu et qu’ils n’omettent rien. C’est leur sécurité qui est en jeu. Et le praticien doit être très vigilant et connaitre toutes les grandes classes de médicaments parce que les patients ne savent parfois pas ce qu’ils ont, mais ils savent pratiquement toujours quels médicaments ils prennent.

Jusqu’à il y a 10 ans, les pricipales molécules prescrites pour l’épilepsie étaient :
– Le PhénoBarbital connu surtout comme GARDENAL®
– La Di Phényl Hydantoïne (ou DPH) dont la spécialité plus connue est le DIHIDAN®
– La Carbamazépine dont le TEGRETOL® est très prescrit aussi pour les névralgies
– Et le Valproate de sodium plus connu sous le nom de DEPAKINE®.

Une petite parenthèse est nécessaire à propos de la di-phényl-hydantoïne et de tous les hydantoïniques en général. Leur principal effet secondaire est l’hyperplasie gingivale qui est très caractéristique et complique considérablement les soins d’hygiène des patients. Elle ne peut souvent être traitée que par des gingivectomies répétées, car comme le médicament est très efficace comme anticonvulsivant, on ne peut parfois pas le remplacer et la récidive est de règle. Pour ceux que cela intéresse voir ICI.

Mais depuis une dizaine d’années sont apparues 9 nouvelles molécules qu’il va falloir que les jeunes praticiens mémorisent:
Vigabatrin (SABRIL®),
Felbamate(TALOXA®),
Gabapentine(NEUROTIN®)
Lamotrigine (LAMICTAL®)
Tiabagine (GABITRIL®)
Fosphénytoïne (PRODILANTIN®)
Topiramate (EPITOMAX®)
Oxcarbazépine (TRILEPTAL®)
Levetiracetam (KEPPRA®)

A partir de l’interrogatoire, le praticien est donc informé des antécédents épileptiques du patient et doit prescrire une prémédication anti-épileptique avant chaque séance de soins, surtout les premières, ensuite on peut arrêter si on voit que le stress diminue. Le VALIUM® fait bien l’affaire car aussi anxiolytique.

Malgrés tout, le praticien doit être prêt à réagir devant une crise d’épilepsie.

Très souvent, la crise est précédée par une phase appelée « aura » que le patient connait bien et normalement il a le temps de prévenir. Mais si ce n’est pas le cas, le praticien doit connaitre les symptômes pour identifier la crise.

On définit la crise d’épilepsie comme un « orage neuronal », c’est une décharge asynchrone (c’est à dire désordonnée) des neurones, qui envoient donc des informations motrices et sensorielles erronées.
Les crises peuvent être « partielles » ou « généralisées », peuvent se manifester par des sensations fausses aboutissant à des hallucinations, ou des contractions musculaires involontaires et non coordonnées.
Il est très difficile de décrire une crise d’épilepsie car elle peut revêtir des formes très diverses. La crise convulsive spectaculaire du « grand mal » a donné son nom venant du grec et qui signifie « saisi » (par le diable?), de façon « soudaine ». Il y a toute une graduation, jusqu’à une  perte de connaissance, voire même une simple « absence ».
Les symptômes les plus constants sont la perte de connaissance brutale, la chute instantanée, la contraction des mâchoires avec souvent morsure de la langue, et l’émission d’urine.

Que faire face à une crise d’épilepsie?
– face à la grande crise « tonico-clonique, » on ne peut pas faire grand chose d’autre que d’éloigner tout ce qui peut blesser le patient, ne surtout pas essayer de le bloquer,et il faut laisser les mouvements désordonnés se faire sans entrave. Il faudrait pouvoir injecter en intramusculaire un VALIUM® 10mg, mais comment prendre le risque chez un patient qui s’agite dans tous les sens? Il faut aussi essayer d’écarter les dents avec un écarteur hélicoïdal pour éviter la morsure et la blessure de la langue, si possible et ne surtout pas mettre les doigts dans sa bouche sous risque de morsure grave.
– pendant la phase atonique, le patient est complètement inerte et il faut le coucher sur le côté en « position latérale de sécurité » pour qu’il ne s’étouffe pas en cas de vomissement.
– pendant la phase de réveil, le patient est confus, ne souvient de rien, et il faut rester à côté de lui et le rassurer le plus possible.
– lorsqu’il est capable de se lever, l’installer confortablement au chaud dans un endroit tranquille, téléphoner à sa famille pour venir le chercher, et apporter une rechange en cas de perte urinaire. Ne jamais le laisser repartir tout seul.

Ne pas oublier que ce sont des personnes psychologiquement fragiles, qui ont honte de leurs crises et pour cette raison sont souvent mal intégrées socialement. Il faut dédramatiser l’événement, et surtout reprendre rendez-vous pour continuer les soins! Cette fois en prévoyant une prémédication préventive.

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Albert HAUTEVILLE Né le 17 Octobre 1935 . Chirurgien Dentiste diplômé de la Faculté de Médecine de Paris (Ecole Odontologique de Paris) en 1960, durant une période courte où les dentistes étaient formés par la faculté de Médecine et avaient la possibilité facultative de suivre en même temps les cours de médecine, ce qu'il a fait. Docteur en Chirurgie Dentaire. Docteur en Sciences Odontologiques. Certificat d'Enseignement Supérieur en parodontologie Diplômé Universitaire en Chirurgie Buccale de Paris V. Diplômé Universitaire en Parodontologie de Paris VII. Ex-Assistant à la Faculté de Chirurgie Dentaire de Paris V. Ex-Assistant en Odontologie des Hôpitaux de Paris. Titulaire du Diplôme d'Etudes et de Recherches en Sciences Odontologiques. Ex Chargé de cours au Diplôme Universitaire d'Implantologie Paris V .Ex-enseignant auprès des écoles d’Assistantes Dentaires et d'Infirmières. Ex-Expert auprès de la Sécurité Sociale. Ex-Chef de Service de Parodontologie à l'Institut Eastman de Paris. Ex-Attaché de Consultation au Service de Stomatologie de l'Hôpital Ste.Anne à Paris. A fait des stages de formation en occlusodontie avec le Pr. JANKELSON et avec et le Pr. RAMFJORD. Co-auteur et responsable de publication du livre publié en 1989 en français et en italien, aux Editions Masson : "Manuel d'Odontologie Chirurgicale"(épuisé). Retraité depuis 2001. Service Militaire 1960-62 en temps qu'officier de réserve du Service de Santé. A exercé à Paris pendant 38 ans, et depuis 1976 exclusivement la stomatologie, à l'exclusion de toute prothèse ou soins dentaires: c'est à dire surtout la Chirurgie Buccale, Pathologie et Thérapeutiques, Parodontologie et Implantologie. A fait 18 ans de psychanalyse personnelle et des formations en hypnose, sophrologie, training autogène, Gestalt-thérapie, bio-energie, sexologie, et dynamique de groupe. Son fils Jean Philippe Hauteville, Prothésiste Conseil, apporte sa collaboration à la réalisation de ce blog, au niveau de tout ce qui concerne la prothèse dentaire. Le Dr. Hauteville, retraité depuis 2001 souhaite mettre ses connaissances et son expérience à la disposition de tous ceux qui le désirent, professionnels ou grand public, et répondre aux questions que voudront poser les lecteurs directement sur le blog. Publier des articles, regroupant les réponses aux interrogations des patients durant 40 ans, et des cours pour les étudiants en odontologie rendus accessibles à tous.

42 COMMENTS

  1. bonsoir,,je voudrais vous remercier pour votre site tres enrichissant ,
    j voudrais savoir qu est ce qu on peut donner comme premidication dans les prochaines seances, si une crise surviet au cabinet?
    cordialement

    • J’ai toujours prescrit du Valium pour prévenir les crises d’épilepsie et ça marche très bien. Il faut moduler la dose en fonction de l’age et du poids et prendre les précautions d’usage ( ne pas conduire…etc…)

  2. Merci pour cet article très enrichissant.
    Je voulais juste savoir est ce qu’il y a des contre-indications en ce qui concerne les vasoconstricteurs et pour la sédation, vous en dites quoi si je prescris de l’atarax cp de 25 mg ?
    Merci, Cordialement

    • Oui c’est vrai que ça pose un problème, mais pas au cabinet dentaire, plutôt pendant les crises. Normalement, à l’heure actuelle, avec les médications anti-épileptiques les crises devraient se faire rares.

  3. Bonjour,
    Je suis âgée de 75 ans, j’ai pris pendant près de 50 ans de l’Epipropane ( Belgique)
    il parait qu’à ma naissance j’ai manqué d’un peu d’oxygène, d’où le  » pt mal  » ptes absences, jamais de crises d’épilepsie, à ce jour mon neurologue a supprimé l’emphétamine de mon médicament, je prends à 12h 40mgs de phénobarbital & 1 témesta de 1mgr, le soir 1 gélule de 100mgrs de phénobarbital & 1 témesta d’1 mg, pourriez-vous me dire ce que vous me conseillez, d’avance merci.
    Fanny Brullemans
    Belgique

      • Bonjour & merci de me répondre,
        Je vouais savoir si le Phénobarbital & le témesta ont un effet négatif sur les gencives et
        l’état de la bouche.
        Cordialement
        Fanny

      • Bonjour,
        Une simple question, Est-ce-que le Phénobarbital & Témesta ont des effets nuisibles au niveau des gencives & dents.
        Merci de me répondre.
        Cordialement
        Fanny

        • Le phénobarbital et le temesta diminuent la salivation et provoquent de ce fait un acidification du milieu buccal et une activation des processus carieux.

  4. bonjour,
    mon mari est épileptique, il suit un traitement par depakine et epitomax depuis plusieurs années. Est il possible que son état bucco-dentaire, à savoir un déchaussement de ses dents de devant en bas du à une perte de gencives, puisse avoir un lien avec l’épilepsie ou le traitement médical (il fait toujours des crises et a l’impression d’avoir « perdu » de la gencive après chaque crise ? Si oui, pensez vous qu’il puisse demander une prise en charge au niveau de la sécurité sociale ?
    Merci de votre réponse.

    • Il est possible qu’il serre fort les dents pendant les crises, si bien que ses dents sont douloureuses après, Mais il est peu probable que les dents se déchaussent à chaque fois, et je doute que la Sécurité Sociale prenne cela en compte. De toutes façons, pour ne pas perdre ses dents il devrait consulter un service de parodontologie.

    • A part chez les femmes enceintes épileptiques, je n’ai pas entendu parler de contre indications médicamenteuses pour les épileptiques. Et comme j’ai travaillé quatre ans dans un service d’épileptiques pour mon doctorat , je pense que je le saurais, sauf peut être s’il s’agit des molécules toutes récentes qui sont apparues.

  5. Bonjour et merci pour cet exposé déjà bien complet. Comme ce blog semble ouvert à tous, j’aurai des questions un peu plus spécifiques à vous poser. J’aimerai savoir si au cours de vos années auprès des épileptiques, vous avez remarqué des particularités ou similitudes au niveau des rapports inter-arcades ou forme d’arcades chez ces patients? Outre des bords libres d’incisives ébréchées ou des fêlures observables et probablement liées à l’intensité des différentes crises, peut-on imaginer des pertes de DV, des supraclusies, courbes de spee importantes sur du moyen/long terme??? .Y a t il des précautions à envisager quant à l’ODF ( en cas de traitement ODF, doit-on craindre la récidive? ), la paro, la prothèse… , port de gouttières, équilibrations particulières??? Peut-on envisager quelque chose en prévention des crises. Ma fille (17 ans) a été diagnostiquée épileptique il y a près de 2 ans, et ses crises  » grand mal » ne
    sont malheureusement pas précédées de phase  » annonciatrice « .
    Apres de nombreuses recherches infructueuses sur le domaine, j’espère que vous aurez quelques éléments de réponse à mes questions. Merci par avance

    • Les patients ont souvent une grande tension musculaire permanente et du bruxisme, mais il faut faire attention aux gouttières qui risquent de se casser lors des crises. Pour l’ODF il faut faire attention que rien ne soit blessant.
      Les deux grand problèmes de l’épilepsie sont les traumatismes et l’hyperplasie gingivale engendrée par les médicaments:
      – pour les traumatismes il faut acheter un protège dents dans un magasin de sport et essayer de le lui mettre (si c’est possible) dès le début de la crise. En fait il faudrait trouver la médication qui fasse qu’il n’y ait pas de crises, mais ce n’est pas facile.
      – pour les gencives tout est dans l’hygiène: hygiène, hygiène et hygiène!

  6. bonjour docteur, et merci pour votre blog. Pourriez-vous me donner un avis sur un cas? Un patient epileptique en situation de handicap, traité au dihidan depuis longtemps, présente une hyperplasie gingivale; toutes les dents sont mobiles et sources de gènes, haleine mauvaise et l’hygiène pas bonne du tout et pas suivi dans le quotidien malgré les conseils et consignes pour l’entourage! la question se pose s’il faudrait garder ses dents ou faudrait-il tout extraire dans ce contexte là, les avis sont partagés. J’ignore s’il pourra être appareillé ou non par la suite, cela paraît aussi compliqué.
    Je vous remercie de votre réponse.
    Cordialement

    • Le problème est très complexe et dépend de l’age et de l’environnement de ce patient. Est-il bien suivi ou laissé à lui même? S’il est bien suivi il faut donner les conseils à son entourage et faire le maximum pour conserver ses dents. Sinon il vaut mieux extraire, car sans hygiène vous n’arriverez à rien! C’est à vous de l’interroger pour voir dans quel contexte il est, et de choisir ce qui est le mieux pour lui. Il y a des dizaines solutions (gingivectomie, plaque compressive nocturne pour éviter la récidive, hygiène plus facile avec brosse à dent électrique…etc…) c’est grâce au contact que vous aurez avec votre patient , que vous déciderez ce qui lui rend le meilleur service!

  7. Bonjour, depuis 1999 j’ai une multitude de symptômes plus indisposant les uns que les autres. Après une batterie d’examens qui n’a rien donné, en 2012, je pris l’initiative de consulter un allergologue. J’ai une allergie très importante au nickel, cobalt de contact et alimentaire. Sur prescription médical de mon allergologue et de mon médecin traitant, le dentiste m’a retiré tout alliage et couronne constitués de ces métaux. Le 5 février 2016 je fis une crise d’épilepsie ; la première, (perte de connaissance, convulsions etc.). Un ami neuro-chirurgien me fit passer une IRM ce fut impossible, à cause des alliages, mais de cette façon j’ai su que le dentiste n’avait pas tenu compte de mon allergie et après avoir retiré le cobalt il a réutilisé du chrome cobalt pour les inlay-core. Je comprends mieux pourquoi les symptômes ne passés pas malgré son intervention. Ce que je souhaiterais savoir c’est si cette allergie alimentaire au cobalt peut être à l’origine de la crise d’épilepsie ? Je ne vous décrit pas tout les symptômes incommodants car ce serait trop long. J’ai refait des textes allergiques ceux-ci montrent que l’allergie est encore plus importante à ce jour…Merci beaucoup pour votre aide

    • Il vaudrait mieux pour vous essayer d’éliminer tous les métaux de votre bouche et n’utiliser que du ZIRCONE, de la CÉRAMIQUE et des COMPOSITES. Rien ne prouve que vous ayez fait une véritable crise d’épilepsie, mais une crise épiléptoïde, l’exaspération psychique peut aboutir à n’importe quoi!

  8. Je suis épileptique depuis mon enfance et j’ai reçu comme prescription du Dilantin pour une période de 5 années qui ce sont traduite par une gingivite 5 ans de temps. Aujourd’hui je suis sur le Keppra et le clobazam. J’ai les sent du haut complètement briser par celles du bas. Je. Ai pour 10000$ pour les en lever. J’ai besoin d’aide.

  9. Bonjour Docteur,
    Ma fille est restée handicapée suite à une méningite et de ce fait est épileptique (épitomax + zonegran + trileptal). Pour les soins dentaires il faut faire une anesthésie générale car elle ne se laisse pas faire. J’essaye de lui brosser les dents mais c’est très compliqué, elle me repousse ou jette la brosse à dents. J’essaye aussi de passer un peu de bain de bouche sur les gensives avec une compresse stérile, mais c’est compliqué.
    Rsultat : elle a souvent les gensives rouges (comme un trait rouge entre la dent et la gensive) et aussi en ce moment les gensives semblent blanches depuis qu’elle prend de l’épitomax (2 mois environ). Je ne sais plus quoi faire pour son hygiène dentaire, elle a 25 ans seulement. Si vous avez une idée ça pourrait servir à bon nombre de parents dans ma sutuation.

    Merci.

    • Peut être que la brosse à dent électrique pourrait l’intéresser. Il y a un Oral B au alentours de 30 € cela vaudrait peut être la peine d’essayer…

  10. ءbonjour docteur ,votre blog m’a vraiment aidé je vous remercie enormement ,une question svp j’ai reçu dans mon cabinet une patiente epileptique apres l’examen clinique elle presente une proalveolie bimax avec fracture non penetrante au niveau de la 12 ,dentdelabré 21 , je voulais la faire un bridge en ceramique ou bien des facettes dentaires pour la rendre heureuse puisque elle est un peu deprimé mais la question qui se pose est ce que on aura pas de probleme de descellement au cours de la crise et si c’etait le cas est cequ’il ya un risque de l’avaler pouvez vous m’aider svp . Merci cordialement

    • Il faudrait que son médecin équilibre son traitement de manière à ce qu’elle n’ait plus de crises!
      Chez les patients qui ont des crises, il vaut mieux posez des céramométalliques sur inlay core.
      J’ai travaillé 4 ans avec les épileptiques pour ma thèse d’Etat, et en ai une certaine expérience…généralement ils sentent venir la crises quelques secondes en avance: faites lui faire une gouttière de protection qu’elle garde sur elle très accessible et qu’elle peut mettre en dernière minute.

  11. Autre question svp si vous me permettez pour le valuim on peut le donner a tt moment meme si le patient est deja sous anticonvulsivant ? Si oui est ce que on peut le donner un comprimé demi-heure avant traitement pour y prevenir .merci

  12. Merci beaucoup docteur pour ce blog !

    Notre fille de 7 ans est atteinte du Syndrome de Lennox-Gastaut (épilepsie avec crises polymorphes et pluriquotidiennes). Dans ce syndrome, lui même rare, elle est un cas plutôt plutôt rare, développement cognitif normal jusqu’à environ 6 ans avec diagnostic SLG à 6,5 ans…

    J’ai deux questions à vous adresser:

    1) Les rendez-vous à venir chez le dentiste me font un peu peur. Clémence peut faire davantage de crises en situation de stress (inutile de dire que la visite chez le dentiste peut être l’une de ces situations). Elle fait des crises myocloniques et toniques qui entraînent (entre autres) la tête et le cou vers l’avant. Mon stress est qu’elle s’enfonce brusquement l’aiguille ou un autre instrument à travers le palais. Comment prévenir ce risque ? Comment l’indiquer au dentiste ?

    2) Depuis le diagnostic, j’ai fait pas mal de recherches, et un élément qui m’a marqué c’est que beaucoup de photos d’enfants atteint du SLG présentent au moins des anormalités des incisives 11-21 (en « quenottes de lapin » plus ou moins marquées). Le seul article sur le sujet dentaire et le Syndrome de Lennox-Gastaut est sur https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2483705/
    Clémence a perdu récemment ses 11-21 temporaires qui étaient parfaites, maintenant sa 21 repousse mais elle me semble fort large et mal orientée. Avez-vous entendu parler de facteurs génétiques, ou cela pourrait-il être lié aux médicaments (la polythérapie en cours est Valproate, Lamotrigine et Clobazam).

    Merci d’avance pour vos conseils !

    Bernard

    • Je pense que vous devez trouver une dentiste spécialiste pour enfants (PÉDODOTISTE) de préférence équipé du matériel pour analgésie au gaz MEOPA, pour s’occuper de votre enfant.
      Pour ce qui est des malformations dentaires, je crois que vous vous faites trop de souci, car je n’ai jamais entendu parler de malformations dentaires chez les épileptiques…et pourtant j’en ai vu!!!…
      Le meilleur conseil que je puisse vous donner est de dédramatiser la situation, surtout pour ne pas transmettre votre propre angoisse à votre fille. Les dents ne sont pas encore sorties que vous les voyez déjà malformées!
      Trouvez un bon praticien pour votre fille et laissez le gérer le problème des dents.

  13. Bonjour Docteur je vous remercie énormément pour vos conseil, pourriez vous me donner un avis sur un cas !
    Mon père est âgé de 60 ans Diabétique, il a retirer un dent chez un médecin dentaire,
    le problème ce qu’il a une névralgies dentaire, puis il a consulté un médecin de L’Oto-Rhino-Laryngologie il a donné un traitement le TEGRETOL ce traitement suite aux conséquences très graves chez mon père( maux de tête, vertige continue, sentiment profond de désespoir , somnolence, fatigue)
    Est-ce qu’il pourrait arrêter ce médicament ??????
    URGENT !!!

  14. Bonjour docteur j’ai mon enfant de 15 ans qui fait des crises de convulsions mes que la nuit et pas régulièrement et c’est crise sont arrivés depuis le mois de mai dernier la ou il a fait une grosse crise avant il s’asseyait sur le lit et il taper de la main droite sur le lit c’était un geste répétitif es que son appareil dentaire pourrais être la cause

  15. Bonsoir Pr j ai un Patient qui dit être sous depakine suite à un traumatisme crânien et une hémorragie interne y aurait -il une contre indication à l utilisation d une anesthésie avec vaso ? Merci

    • La depakine est un anti épileptique: demandez lui s’il fait des crises convulsives…
      Il n’y a pas de contre indication au vasoconstricteur

  16. Bonjour,
    Je suis épileptique depuis l’ âge de 9 ans. J’ ai eu comme traitement dépakine chrono500, tégrétol, lamictal pendant plusieurs années.
    Vers mes 25 ans, on m’a extrait toutes mes dents. On m’ a dit que mes dents se fragilisaient (une dent cassée en mangeant du pain frais, plombages qui ne tenaient plus…) à cause de mon traitement.
    Cela peut-il être vrai ?
    Merci à vous de me répondre.

    • J’ai eu une grande expérience des patients épileptiques, et en effet ils avaient généralement de mauvaises dents, mais à l’époque ils faisaient des crises et se cassaient les dents en tombant. De plus, ceux que je voyais en hôpitaux n’avaient pas une bonne hygiène dentaire.
      Je pensais que maintenant les traitements étaient mieux équilibrés et que les crises étaient plus rares. Et normalement le niveau moyen de l’hygiène s’est amélioré.
      Je n’ai pas eu d’informations disant que les épileptiques avaient des dents plus fragiles…

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